Les principaux partis de l’opposition ont déposé une lettre d’information à l’Hôtel de Ville de Kinshasa ce jeudi, 25 juin 2026 en vue de l’organisation d’un sit-in et une marche pacifique le 8 juillet 2026, avec pour point de chute le Palais de la Nation. Une initiative à laquelle qui se heurte déjà à une fin de non recevoir du ministre des Droits humains. Samuel Mbemba a activé l’interdiction de toute manifestation publique dans la commune de la Gombe.
La lettre signée par Martin Fayulu (ECiDé), Jean-Marc Kabund (ACh), Moïse Katumbi (Ensemble), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (ENVOL), datée du 23 juin, précise que les participants, venant des quatre districts de Kinshasa, convergeront vers le Palais de la Nation à partir de 9 heures pour un sit-in pacifique.
L’objectif affiché : exprimer l’attachement des citoyens au respect de la Constitution, à la défense de l’État de droit et à la préservation de l’ordre constitutionnel, et remettre un mémorandum au président Félix Tshisekedi.
En revanche, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, affirme disposer d’informations faisant état de risques de violences et d’atteintes à la vie des manifestants lors de la marche prévue le 8 juillet à Kinshasa.
Selon lui, certains actes pourraient être commis puis imputés aux forces de l’ordre. Il appelle ainsi à la vigilance, à la responsabilité des organisateurs et au respect du caractère pacifique de cette manifestation.
Didier ILUNGA
