La République démocratique du Congo a été, selon la présidence, au cœur des discussions à l’occasion du Forum économique mondial de Davos. Au moment où les grands dirigeants du monde se sont rassemblés pour redéfinir le contour d’une nouvelle ère, la RDC élève sa voix et fait valoir son potentiel minier et forestier. Le pays qui se présente comme Pays-solution entend jouer sa partition dans le monde de demain où les échanges entre Etats doivent désormais être mutuellement bénéfiques.
Pour la RDC, il s’agit d’une orientation vitale afin d’ouvrir l’ère d’un développement durable profitable à l’humanité dans son ensemble, en lieu et place d’une planète de déséquilibre. À Davos, le président Félix Tshisekedi ne s’est pas embarrassé d’un message abstrait. Le chef de l’État Congolais a eu un message clair et direct aux éventuels partenaires de la RDC. “Nous recherchons des partenariats constructifs, négociés, transparents et orientés vers des résultats mesurables. Des partenariats où le capital de long terme s’aligne sur l’amélioration de la gouvernance, la coordination régionale et la montée en capacité productive. Si nous réussissons, nous ne changerons pas seulement la trajectoire des Grands Lacs”.
Le président Félix – Antoine Tshisekedi a expliqué ce que le Congo propose au monde au moment où il est exposé à un dérèglement majeur, fruit d’une vision solitaire et sectaire de certaines puissances: “Nous proposerons au monde un modèle devenu rare et pourtant indispensable : une sphère de prospérité où la souveraineté ne s’énonce pas, elle s’exécute, où l’intégration n’efface pas les nations, elle les renforce, et où l’histoire ne condamne pas, elle libère. Telle est notre voie et je vous invite à vous joindre à nous, non pour commenter notre ambition, mais pour contribuer à la réaliser par des projets, par des investissements, par des transferts de technologies et par des partenariats justes”.
La RDC au cœur des discussions
Pour la RDC, le Forum économique de Davos aura été une plateforme importante pour tenter d’implémenter une nouvelle vision des échanges économiques. En marge de ce rendez-vous économique, “la République Démocratique du Congo a été au cœur des discussions sur le partenariat stratégique minier pour attirer des investissements, transformer localement les ressources, améliorer la gouvernance et la transparence, se positionnant ainsi comme un acteur clé des chaînes de valeur mondiales”, affirme la présidence de la RDC.
La même source note que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a “insisté lors de ce side-event sur la capacité du pays à encadrer l’exploitation et la commercialisation des minerais critiques, en particulier le cobalt, afin de servir le développement durable des communautés locales et de constituer un levier de transformation industrielle”.
La présidence fait savoir que les points clés des discussions ont abouti à trois engagements forts pour la RDC en tant que «pays-solutions» à la transition énergétique : “la nécessité d’attirer des investissements dans un environnement sécurisé; le renforcement de la gouvernance et de la traçabilité, la promotion de la transformation locale des minerais. Tout ceci, dans un cadre de collaboration fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, respectueux de la souveraineté des États, porteurs de prospérité partagée et tournés vers l’avenir des générations futures”.
Patrick Ilunga
