Félix Tshisekedi est attendu à Moscou, les 28 et 29 octobre, pour le troisième sommet Russie-Afrique. Le président congolais doit prendre part à cette rencontre consacrée au renforcement des relations entre la Russie et le continent africain. Pour Kinshasa, l’enjeu est de transformer ce rendez-vous diplomatique en opportunités concrètes, notamment dans les domaines scientifique, économique et énergétique.


Renforcer les partenariats et attirer de nouveaux investissements. Tels sont les principaux enjeux de la participation annoncée de Félix Tshisekedi au troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou.
Le chef de l’État congolais doit conduire la délégation de la République démocratique du Congo à ces assises, qui réuniront le président russe Vladimir Poutine et plusieurs dirigeants africains autour des perspectives de coopération entre Moscou et le continent.
Selon l’ambassadeur de la RDC en Russie, Ivan Vangu Ngimbi, plusieurs accords de coopération entre Kinshasa et Moscou sont en préparation, notamment dans les domaines diplomatique et scientifique. Leur contenu et les modalités de leur mise en œuvre restent toutefois à préciser.
Au-delà de ces initiatives bilatérales, les échanges devraient porter sur le commerce, les investissements, l’énergie, les technologies et la sécurité alimentaire. Le forum économique et humanitaire organisé en marge du sommet devrait également favoriser les contacts entre les responsables publics et les milieux d’affaires, avec l’objectif de faire émerger de nouvelles opportunités de coopération.
Pour la RDC, qui dispose d’importantes ressources naturelles mais fait face à des besoins considérables en matière d’infrastructures et d’accès à l’énergie, cette rencontre représente une occasion de rechercher des partenariats capables de soutenir ses ambitions de développement. L’enjeu sera notamment de passer des engagements diplomatiques à des projets concrets, susceptibles de produire des retombées pour l’économie congolaise.
Cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des sommets organisés à Sotchi, en 2019, puis à Saint-Pétersbourg, en 2023. Les discussions doivent également contribuer à définir les grandes orientations de la coopération russo-africaine pour la période 2027-2029.
Reste désormais à savoir si cette participation permettra à Kinshasa d’obtenir des engagements précis et des résultats tangibles, notamment en matière d’investissements, de transfert de technologies et de coopération énergétique.
Didier ILUNGA
