Processus de Doha : après la libération de 15 détenus, Kigali attendu sur la fin des combats

La République démocratique du Congo a libéré quinze détenus qui ont été remis à l’AFC/M23 dans le cadre du processus de paix de Doha. Cette décision a été saluée par le Qatar, les États-Unis et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Pour Kinshasa, cette libération montre sa volonté de respecter les engagements pris dans le cadre de la médiation menée par le Qatar.

Les quinze détenus ont quitté Beni les 6 et 7 août. Ils sont passés par l’Ouganda avant d’être remis à l’AFC/M23 dans le territoire de Rutshuru. L’opération a été facilitée par le CICR et s’est déroulée avec l’accord des personnes concernées.

Le Qatar salue le geste de Kinshasa

Le Qatar considère cette libération comme une étape importante pour renforcer la confiance entre les parties.

Doha estime que ce geste doit permettre de créer de bonnes conditions pour poursuivre les discussions et trouver une solution pacifique et durable à la crise dans l’Est de la RDC.

Mais pour que le processus avance, les mesures de confiance doivent être accompagnées d’une baisse réelle des violences sur le terrain.

Kigali appelé à agir

Après le geste posé par Kinshasa, les regards sont maintenant tournés vers les autres parties au processus, notamment le Rwanda.

Le gouvernement congolais accuse régulièrement le Rwanda de soutenir l’AFC/M23. Plusieurs rapports d’experts des Nations unies ont également évoqué ce soutien.

Kinshasa demande donc une application réciproque des engagements pris à Doha. Pour le gouvernement congolais, la paix ne peut être possible sans une cessation durable des combats, le respect du cessez-le-feu et la mise en place des mécanismes de contrôle prévus.

Les États-Unis encouragent la poursuite du processus

Les États-Unis ont également salué la libération des quinze détenus. Washington a remercié le Qatar pour sa médiation et le CICR pour son rôle dans le transfert des prisonniers.

Les États-Unis appellent les différentes parties à continuer à appliquer les engagements pris dans le cadre du processus de Doha.

La RDC affirme ainsi avoir posé un geste important pour faire avancer le dialogue. La prochaine étape dépendra de la capacité de toutes les parties à respecter leurs engagements et surtout à mettre fin durablement aux combats dans l’Est du pays.

Le processus de Doha, lancé en 2025 avec la médiation du Qatar, vise à trouver une solution politique à la crise dans l’Est de la RDC. Il porte notamment sur la sécurité, l’aide humanitaire, le retour de l’autorité de l’État et la réconciliation.

Chris Mutombo

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