Journaliste en danger (JED), avec l’appui de Reporters sans frontières Suède, a clôturé ce jeudi à Kinshasa une session spéciale de formation des formateurs consacrée à la sécurité physique et numérique des journalistes ainsi qu’à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le métier.











Pendant deux jours, des journalistes et formateurs, notamment venus de l’Est de la République démocratique du Congo, ont été outillés sur les risques auxquels ils peuvent être confrontés dans l’exercice de leur profession. La session a notamment abordé le cyberharcèlement, les menaces ciblées, la sécurité psychosociale et les mécanismes de mise en place d’un réseau d’alerte.
«L’objectif principal c’est de donner des rudiments aux journalistes sur les questions de sécurité physique et numérique dans l’exercice de leur travail, parce que vous savez qu’il y a beaucoup de journalistes qui se retrouvent régulièrement dans l’exercice de leur métier, dans des situations hostiles, qui mettent souvent leur vie en danger. Parmi les participants, il y a une bonne partie qui vient des provinces de l’Est, où ces journalistes ont fui, ils ont eu peur pour leur vie, ils ont eu peur à cause de leur travail, et ils se sont retrouvés, ils sont à Kinshasa, où la vie n’est pas non plus facile.
Donc les questions de sécurité physique pour des journalistes, et de sécurité pour des journalistes en train d’enquêter sur le net, c’est une question capitale qui méritait qu’ensemble nous puissions passer du temps à réfléchir sur les voies et moyens pour garantir la sécurité des journalistes en ligne et hors ligne», a dit Donat Mbaya, président de l’ONG JED.
Les participants ont également pris part à une simulation intégrée de crise destinée à renforcer leur capacité de réaction face aux situations de danger. Des témoignages de journalistes sur les réalités sécuritaires rencontrées sur le terrain ont permis d’enrichir les échanges.
«Mes impressions, c’est que cette formation est bénéfique pour moi.
Et là, les formateurs nous ont formés et je suis vraiment très contente parce que j’ai appris certaines choses. Non seulement que c’est bénéfique, mais nous qui venons de régions où il y a souvent des conflits, ça nous permet, ça nous apprend comment nous protéger tant que journalistes. Lorsqu’on est dans des terrains où il y a des hostilités, ça nous permet d’avoir des stratégies pour savoir comment nous protéger nous-mêmes», a déclaré l’une des participantes.
L’autre axe majeur de la formation a porté sur l’intelligence artificielle. Les participants ont été initiés à son utilisation pour la sécurité du journaliste, la recherche et la vérification de l’information, tout en insistant sur les limites et la nécessité d’un usage responsable. Une charte personnelle d’utilisation de l’IA a notamment été élaborée au cours de la session.
À la clôture, les organisateurs ont salué l’intérêt manifesté par les participants et leur engagement à mettre en pratique les connaissances acquises. Des certificats ont été remis aux participants, dont Willy Kalengay, représenté à la cérémonie par Blessed Kuzola, marquant officiellement la fin de cette session de formation des formateurs.
Blessed Kuzola
