La mobilisation des partenaires financiers autour de l’autonomisation économique et financière de la femme rurale demeure une priorité au sein du Secrétariat général au Développement rural. C’est dans cette perspective que l’Association des femmes de cette administration a organisé, vendredi 30 octobre 2026, une table ronde consacrée à la mobilisation des bailleurs de fonds en faveur de leur autonomisation.


La rencontre, organisée dans la salle Town Hall de la MONUSCO, à Kinshasa, a réuni le conseiller du chef de l’État, les représentants du ministère de tutelle, du Secrétariat général au Développement rural ainsi que plusieurs partenaires financiers.
Au cœur de ces assises, l’engagement du secrétaire général au Développement rural, Mongopasi Sandja Pelé, qui, à travers son message lu par son représentant, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer l’autonomisation de la femme rurale.
« Le secrétaire général Mongopasi Sandja Pelé reste ouvert à accompagner toutes les initiatives visant l’autonomisation de la femme rurale, qui constitue une actrice essentielle du développement. Il encourage toutes les actions destinées à renforcer sa participation », a souligné son représentant.
Un message qui traduit la volonté du Secrétariat général au Développement rural de placer la femme au centre des politiques et initiatives de développement en milieu rural.
La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national, suivie du mot de bienvenue de la présidente de l’Association des femmes du Développement rural, qui a salué la présence des participants à ces assises dédiées à la recherche de financements pour l’autonomisation des femmes rurales.
Dans son intervention, le directeur de cabinet du ministre d’État en charge du Développement rural a, pour sa part, salué la résilience des femmes rurales face aux nombreux défis, notamment l’insuffisance des infrastructures et le mauvais état des routes de desserte agricole. Il les a encouragées à privilégier une approche pratique dans la mise en œuvre du programme d’autonomisation économique et financière, articulé autour de trois piliers et faisant des femmes rurales les principales actrices du changement.
« Ensemble, nous pouvons transformer la résilience en transformation », a-t-il déclaré, évoquant également la nécessité de promouvoir les coopératives multisectorielles.
De son côté, la coordinatrice de la Coordination pour le développement de la femme rurale (CODEFER) a exprimé la disponibilité de son organisation à accompagner les femmes rurales, notamment dans la création d’une Maison de la femme rurale.
Au-delà des interventions officielles, les participantes ont également valorisé leur savoir-faire à travers l’exposition de plusieurs produits agricoles locaux, notamment le pondu, le manioc et le maïs.
Les échanges ont ensuite permis aux femmes rurales de faire entendre leurs préoccupations, parmi lesquelles la spoliation des sites relevant du Développement rural. Cette question a été soulevée devant le représentant du chef de l’État, les délégués du ministre d’État ainsi que le représentant du secrétaire général Mongopasi Sandja Pelé.
À l’issue des discussions, Marceline Kitsita, cheffe de division et inspectrice nationale chargée de la femme et de la jeunesse rurales au Secrétariat général au Développement rural, s’est réjouie de la qualité des échanges, qu’elle a qualifiés de fructueux. Elle a notamment salué le message transmis au nom du chef de l’État et exprimé son espoir de voir les préoccupations soulevées trouver des réponses concrètes.
Cette table ronde constitue ainsi une étape importante dans le plaidoyer pour l’autonomisation économique et financière de la femme rurale. Elle met également en lumière l’engagement du secrétaire général au Développement rural, Mongopasi Sandja Pelé, à accompagner les initiatives susceptibles de renforcer la participation des femmes au développement des communautés rurales.
Didier ILUNGA
