En tournée de renforcement | Kalemie au cœur de la modernisation de l’OCC : Pierre Lohohola fait du laboratoire un levier de souveraineté économique

La modernisation d’un État ne se mesure pas uniquement à la construction de routes, de ports ou de barrages. Elle se lit également dans la capacité de ses institutions à garantir la qualité des produits, à protéger les consommateurs, à sécuriser les échanges commerciaux et à accompagner l’industrialisation. C’est précisément cette vision que traduit la mission effectuée à Kalemie par le Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), le Professeur Docteur Pierre Lohohola Osomba.

Après le Haut-Katanga, le Tanganyika constitue une nouvelle étape de cette tournée nationale qui dépasse largement le cadre d’une simple visite administrative. Elle s’inscrit dans une stratégie de reconquête de la performance institutionnelle et de repositionnement de l’OCC comme acteur central de la compétitivité économique de la République démocratique du Congo.

Au cœur de cette mission figure un choix stratégique : la modernisation du laboratoire d’analyses physico-chimiques et microbiologiques de Kalemie.

Ce laboratoire n’est pas un simple service technique. Il constitue une infrastructure essentielle pour la sécurité sanitaire, la protection des consommateurs et la crédibilité commerciale de la province du Tanganyika. Chaque analyse réalisée contribue à certifier la conformité des produits alimentaires, agricoles, des boissons, des eaux de consommation et de nombreuses autres marchandises appelées à circuler sur le marché national ou à franchir les frontières.

Dans une économie de plus en plus soumise aux exigences des normes internationales, la qualité devient un facteur de compétitivité. Les exportations ne se gagnent plus uniquement par l’abondance des ressources, mais également par la capacité à démontrer leur conformité aux standards internationaux.

À cet égard, le laboratoire de Kalemie représente un maillon stratégique de la chaîne de confiance.

Le choix du Directeur Général d’en faire une priorité traduit une compréhension des mutations actuelles du commerce mondial. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la diversification des exportations congolaises et l’intégration progressive de la RDC dans les chaînes de valeur régionales imposent un renforcement continu des capacités nationales de contrôle et de certification.

Au-delà des équipements, la mission met également l’accent sur les ressources humaines.

En rappelant que sa tournée n’est pas une mission d’inspection mais une mission de renforcement, le Professeur Pierre Lohohola introduit une nouvelle culture de management. Celle-ci repose sur l’accompagnement des équipes, l’écoute des réalités locales et la recherche collective de solutions plutôt que sur une logique exclusivement administrative.

Cette approche de proximité vise à restaurer la confiance entre les services centraux et les entités opérationnelles. Elle traduit une gouvernance où la performance se construit avec les agents, au plus près des réalités du terrain.

La visite au Vice-Gouverneur du Tanganyika rappelle également que les missions de l’OCC dépassent le seul cadre technique. Elles participent au développement économique des provinces en garantissant un environnement commercial plus sûr, plus transparent et plus attractif pour les investisseurs.

Dans une province ouverte sur le lac Tanganyika et appelée à jouer un rôle croissant dans les échanges avec les pays voisins, la qualité des infrastructures de contrôle constitue un avantage stratégique.

Plus largement, cette mission illustre la transformation progressive de l’Office Congolais de Contrôle. Longtemps perçu comme un simple organisme de vérification, l’OCC est appelé à devenir un véritable partenaire du développement économique national.

La qualité, la normalisation, la certification et la métrologie ne relèvent plus seulement de l’administration. Elles sont désormais au cœur de la compétitivité des économies modernes. Les pays qui maîtrisent leurs systèmes de contrôle renforcent leur crédibilité sur les marchés internationaux, protègent leurs consommateurs et attirent davantage d’investissements.

Le mandat confié au Professeur Pierre Lohohola Osomba par le Président de la République s’inscrit dans cette logique de redressement institutionnel. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer le fonctionnement interne de l’Office, mais de faire de l’OCC un instrument de souveraineté économique au service de la transformation productive du pays.

La mission de Kalemie illustre cette ambition. En investissant dans les laboratoires, dans les compétences des agents et dans la proximité avec les services opérationnels, l’OCC prépare les fondations d’une économie où la qualité devient un avantage concurrentiel et où les normes cessent d’être perçues comme une contrainte pour devenir un levier de développement.

Au Tanganyika, le message est clair : la modernisation de l’OCC participe désormais pleinement à la construction d’une économie congolaise plus performante, plus crédible et davantage tournée vers les exigences du marché régional et international.

Robert Tanzey

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