Conseil de sécurité de l’ONU : Judith Suminwa portera la voix de la RDC dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits

La République démocratique du Congo confirme son ambition de faire de sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies une tribune en faveur de la paix, de la justice et de la protection des populations civiles. Dans un communiqué publié ce mardi 07 juillet 2026, la Primature annonce que la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, présidera, le mercredi 8 juillet à 10 heures, un débat public de haut niveau consacré aux violences sexuelles liées aux conflits.

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka présidera un débat consacré aux violences sexuelles liées aux conflits. À travers cette rencontre, Kinshasa entend mobiliser la communauté internationale autour de la protection des populations civiles, de la lutte contre l’impunité et du renforcement de la justice en faveur des survivants.

Cette rencontre intervient alors que la RDC assure, depuis le 1er juillet, la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU. Une responsabilité historique pour le pays, qui prend la tête de cette prestigieuse institution pour la première fois depuis plus de trente ans.

Placée sous le thème « Femmes, Paix et Sécurité : Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits », cette session réunira plusieurs acteurs internationaux autour d’un objectif commun : renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de réparation en faveur des victimes.

À travers cette initiative, le gouvernement congolais souhaite attirer l’attention de la communauté internationale sur la recrudescence des violences sexuelles dans les zones de conflits à travers le monde. La RDC entend ainsi faire entendre la voix des survivants et rappeler l’urgence de traduire les engagements internationaux en actions concrètes.

Les discussions porteront notamment sur le renforcement de la lutte contre l’impunité, la protection durable des populations civiles ainsi que l’amélioration de l’accès des survivants aux soins médicaux, à la justice, aux réparations et aux programmes de réinsertion sociale.

Pour les autorités congolaises, la question des violences sexuelles ne peut être dissociée des autres facteurs qui alimentent les conflits armés. La présidence congolaise du Conseil de sécurité met ainsi en évidence le lien entre les violences sexuelles, les économies de guerre et l’exploitation illicite des ressources naturelles, particulièrement dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les groupes armés continuent de menacer la sécurité des populations.

Ce débat constitue également le point de départ d’une série de rendez-vous diplomatiques majeurs prévus durant le mois de juillet. Le 13 juillet, la RDC présidera une réunion de formule Arria consacrée aux ressources naturelles, aux conflits et à la paix. Un second débat public de haut niveau est annoncé pour le 22 juillet sur le thème : « La gouvernance des ressources naturelles, fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».

À travers ces différentes rencontres, Kinshasa entend mettre son expérience au service de la communauté internationale afin de promouvoir des réponses plus efficaces aux défis liés à la paix, à la justice et à la protection des populations civiles.

Cette présidence du Conseil de sécurité représente une opportunité diplomatique importante pour la RDC, qui ambitionne de faire avancer les questions de sécurité, de justice internationale et de gouvernance des ressources naturelles au cœur des priorités des Nations Unies, tout en renforçant son rôle sur la scène internationale.

Chris Mutombo

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