À Londres, la République démocratique du Congo entend transformer son potentiel économique en investissements concrets. Réunis du 2 au 4 novembre 2026 dans le cadre du Forum économique Royaume-Uni–RDC, des responsables gouvernementaux congolais, des investisseurs et des acteurs économiques explorent de nouvelles pistes de coopération dans les secteurs stratégiques. Une démarche qui traduit la volonté de Kinshasa de renforcer ses partenariats internationaux et de mobiliser davantage de capitaux pour soutenir son développement.



La délégation congolaise est notamment composée de Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias, ainsi que de Noëlla Ayeganagato Nakwipone, vice-ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise.
L’ouverture de ce forum, intervenue lundi 2 novembre au Parlement britannique, marque une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre Kinshasa et Londres. Autour de cette rencontre, plusieurs secteurs porteurs sont au centre des discussions, notamment les mines, les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrialisation et le numérique. Autant de domaines dans lesquels la RDC cherche à attirer des partenaires capables d’accompagner la transformation de son économie.
En marge de cette ouverture, la délégation congolaise a également été reçue par Kirsty McNeill, ministre d’État britannique chargée du Développement international et de l’Afrique. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Cette dimension rappelle que les ambitions économiques congolaises restent étroitement liées aux enjeux de stabilité et de sécurité.
Au-delà des rencontres diplomatiques et des intentions d’investissement, le véritable enjeu de ce forum sera de parvenir à des engagements capables de produire des résultats tangibles. Pour la RDC, il ne s’agit pas seulement de séduire les investisseurs étrangers, mais aussi de faire en sorte que les partenariats conclus contribuent à la création d’emplois, à la transformation locale des ressources et au développement des infrastructures. Londres offre ainsi une nouvelle vitrine aux ambitions économiques congolaises. Reste à convertir cette ouverture diplomatique en opportunités concrètes pour l’économie nationale.
Chris Mutombo
