Le gouvernement congolais cherche à renforcer les liens entre les secteurs minier et énergétique afin de répondre aux besoins croissants en électricité des activités extractives. Cette orientation était au centre d’une réunion de travail tenue ce mardi 3 novembre 2026 entre le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, et le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga.

Organisée au siège du CAMI, la rencontre a notamment porté sur l’application des recommandations de la 77ᵉ réunion du Conseil des ministres du 6 février 2026, relatives à la superposition des cartes énergétiques et minières de la République démocratique du Congo.
L’exploitation de cette cartographie doit permettre d’identifier les zones où les besoins en énergie du secteur minier peuvent orienter le développement de nouvelles infrastructures hydroélectriques. L’objectif est notamment de mieux adapter les investissements énergétiques à la répartition des activités minières.
Autre piste examinée : la mise en place de mécanismes innovants de financement des ouvrages électriques. Parmi les options évoquées figure la possibilité d’associer la réalisation d’infrastructures énergétiques à des contreparties en droits miniers, dans le respect de la législation en vigueur.
Cette réflexion intervient dans un contexte où l’insuffisance de l’offre électrique constitue un défi pour le développement des activités industrielles et la transformation locale des ressources minières.
Au-delà de la coordination entre les deux secteurs, l’enjeu reste donc de mobiliser les ressources minières pour contribuer au financement des infrastructures énergétiques, tout en améliorant l’accès à l’électricité et les capacités de production du pays.
Heritier Lelo
