L’impact de la crise sécuritaire sur la liberté d’expression et le débat public en République démocratique du Congo en temps de guerre était au cœur des échanges du café politique citoyen organisé par la Fondation Friedrich Ebert au centre culturel Boboto à Kinshasa, un atelier des trois panelistes dont Anny MODI, la seule femme présente à ces assises.



Le représentant de la fondation Friedrich Ebert en RDC Constantin Grund a exprimé sa satisfaction au regard de l’engouement des journalistes à cette initiative. “Je suis très heureux de voir que les journalistes ont répondu positivement à l’appel de la fondation sur la question de la liberté d’expression et de la presse en temps de guerre en RDC”
Christian Ndombo Moleka politologue est revenu sur l’objectif de cet atelier dans un contexte sécuritaire un peu particulier.” Nous sommes dans un contexte sécuritaire un peu particulier, l’intérêt pour nous, c’est de réunir la presse, les activistes et les journalistes pour réfléchir comment concilier la liberté d’expression et de la presse dans ce contexte sécuritaire.”
En outre Mike Gardy Diane économiste et expert en communication stratégique souligne qu’il ne faut pas territorialiser la question de la liberté d’expression car pour lui c’est une question de culture. ” Aujourd’hui quand vous parler de la liberté d’expression, le plus grand défaut nous avons tendance à territorialiser la question alors que s’il faut voir il faut aller dans les études comparatives, chez nous nous sommes resté sur l’approche normative où il faut réprimander tout par la loi et pourtant il faut la chose sous l’angle de la culture “
Un peu plus loin, Anny Modi activiste et présidente de l’ONG AFIA MAMA, revient à la question des espaces numériques ” Les espaces numériques ne créent rienw ne créent pas de manques d’éthiques, ça ne créent pas des violences, pas des discours de haines pas des anti-valeurs ça amplifient simplement ce qui existent dans notre espace social.”
” J’en appelle ici aux créateurs des contenus de pouvoir faire un choix pour ne pas tomber dans les arrestations et poursuites car il y a le code du numérique en vigueur qu’il faut observer.” a-t-elle souligné.
Il sied de noter qu’en République démocratique du Congo la constitution de 2006 à son article 23 et 24 consacre la liberté d’expression qui garantit le droit à l’information.
Pour les observateurs, c’est un engagement national conforme aux normes internationales ratifiées par le pays notamment la déclaration universelle des droits de l’homme en son article 19 et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples à son article 9.
Didier ILUNGA
