Depuis sa prise de fonctions au ministère du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya imprime un rythme soutenu à une administration longtemps perçue comme secondaire, en la transformant progressivement en levier stratégique de la compétitivité nationale. Son ambition est claire : faire de la République démocratique du Congo non plus seulement un pays exportateur de matières premières, mais un acteur commercial structuré, visible et offensif sur les marchés régionaux et internationaux.

Parmi les réformes majeures engagées figure la modernisation du cadre légal du commerce extérieur. Sous son impulsion, un atelier national de validation de l’avant-projet de loi portant régime général du commerce extérieur a été conduit à Kinshasa. Cette réforme vise à adapter les règles congolaises aux standards modernes du commerce international, à simplifier les procédures et à renforcer l’attractivité économique du pays.
Autre chantier déterminant : la facilitation des échanges. Le ministre a fait de l’application de l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce sur la facilitation des échanges une priorité. L’objectif est simple : réduire les lourdeurs administratives, fluidifier les passages frontaliers, accélérer les exportations et améliorer la compétitivité des produits congolais sur les marchés extérieurs.
Dans la même dynamique, Julien Paluku Kahongya multiplie les initiatives pour promouvoir le label Made in DRC. En mars 2026, il a lancé la préparation d’un workshop national de haut niveau consacré aux filières exportatrices, à l’industrialisation, à la diversification économique et à la conquête de nouvelles parts de marché, notamment dans la Zone de libre-échange continentale africaine.
Sur le plan international, la diplomatie commerciale congolaise se renforce. Grâce à un travail de plaidoyer soutenu, la RDC consolide ses opportunités dans le cadre de l’African Growth and Opportunity Act avec les États-Unis. La reconduction du programme jusqu’en 2026 ouvre de nouvelles perspectives pour les exportateurs congolais, notamment dans l’agro-industrie et la transformation locale.
Le ministère a également favorisé l’ouverture de nouvelles passerelles économiques, notamment avec le Royaume-Uni, l’Égypte et les Émirats arabes unis, preuve d’une stratégie assumée de diversification des partenaires commerciaux.
Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la simple gestion administrative d’un ministère. Il s’agit de repositionner la RDC dans les chaînes de valeur mondiales, de transformer ses ressources localement, de créer de l’emploi et de faire du commerce extérieur un pilier de la souveraineté économique nationale.
Dans un monde où les nations se livrent une compétition économique permanente, la République démocratique du Congo semble enfin comprendre que sa puissance ne dépendra pas seulement de ce qu’elle possède, mais surtout de ce qu’elle sait vendre, transformer et négocier. Et sur ce terrain, Julien Paluku Kahongya veut clairement inscrire son passage dans les résultats.
Robert Tanzey
