Ministère du Numérique : La RDC valide son diagnostic de maturité

À Kinshasa, experts, acteurs du secteur numérique et partenaires se sont réunis du 29 au 30 juillet à l’initiative du ministère de l’économie numérique. Au centre des échanges : les résultats du diagnostic de maturité numérique de la République démocratique du Congo, préalable à l’élaboration d’une stratégie nationale de gouvernance du numérique et de cybersécurité.

Pendant deux jours, les différents acteurs du secteur numérique ont passé en revue les forces, les faiblesses et les défis qui caractérisent l’écosystème numérique congolais. L’objectif était de dégager des orientations susceptibles d’accélérer la transformation numérique du pays et de renforcer la gouvernance du secteur.

Les travaux se sont déroulés autour de plusieurs groupes de réflexion. Les participants ont été appelés à analyser les différents axes du diagnostic et à formuler des propositions. À l’issue de ces échanges, chaque rapporteur a présenté les conclusions de son groupe devant le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, ainsi que le Président de l’ARPTC.

Pour le ministre de l’Économie numérique, ces assises ont permis d’avoir une meilleure lecture de la situation du numérique en RDC.

« Cet atelier nous a permis de disposer d’une lecture plus claire de notre situation », a-t-il souligné, mettant en avant les progrès déjà accomplis, mais aussi les efforts qui restent à fournir pour transformer les ambitions numériques du pays en résultats concrets.

Augustin Kibassa estime que la RDC dispose désormais d’une volonté politique affirmée, d’institutions mobilisées et d’un cadre juridique en consolidation. Toutefois, plusieurs défis restent à relever, notamment le renforcement des capacités opérationnelles, l’amélioration de la coordination entre les acteurs et l’accélération de la mise en œuvre des réformes.

L’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Les recommandations issues de l’atelier devront ainsi être hiérarchisées en fonction de leur urgence, de leur impact et de leur faisabilité, avant d’être intégrées au Cadre stratégique national de gouvernance du numérique.

Pour le ministre, ce cadre stratégique ne devrait pas être un document supplémentaire, mais plutôt un véritable outil de pilotage de la transformation numérique de la RDC, avec des responsabilités clairement définies, des échéances réalistes et des mécanismes de suivi.

Une responsabilité collective

La transformation numérique ne concerne pas uniquement les institutions spécialisées. Elle touche également l’administration publique, l’économie, les entreprises et la vie quotidienne des citoyens.

Face à cette réalité, le ministre appelle à une mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, notamment l’État, le secteur privé, les opérateurs, les universités, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile.

De son côté, le président de l’ARPTC, Christian Katende Mukinayi, estime que les travaux réalisés constituent déjà une avancée importante dans la réalisation des objectifs poursuivis.

Il a indiqué à la presse que les différents axes présentés par les rapporteurs constituent une base de travail permettant d’avancer rapidement vers la prochaine étape du processus.

La clôture de cet atelier marque ainsi le passage d’une phase de diagnostic à celle de la décision et de la mise en œuvre. Pour les organisateurs, le véritable défi consiste désormais à traduire les recommandations formulées en actions concrètes afin de faire du numérique un levier de modernisation de l’État, de croissance économique, de souveraineté et d’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Heritier Lelo

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