La recapitalisation de la société Plantations et Huilleries du Congo, PHC S.A., est l’aboutissement d’un long processus initié et structuré par son Conseil d’administration, objectivé par une expertise indépendante et validé souverainement par l’Assemblée générale. Il s’agit donc d’une sortie volontaire de l’État encadrée et juridiquement irréprochable. Les PHC S.A., avec plus ou moins 11.000 emplois / agents, est à la province de la Tshopo ce qu’était la Générale des Carrières et des Mines, Gécamines S.A., fut pour le grand Katanga ou encore la Minière de Bakwanga, MIBA S. A., pour le Kasaï-Oriental. Alors, faut-il réfléchir 243 fois avant de tuer cette poule aux œufs d’or.
En effet, les organisations syndicales de la société Plantations et Huileries du Congo et les communautés locales s’inscrivent en faux contre les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux ces derniers jours à propos de la recapitalisation et le retrait de l’État congolais parmi les actionnaires. Dans une déclaration faite ce samedi 25 avril 2026 devant la presse à Kinshasa, elles ont exprimé tout leur soutien au processus du retrait de l’État congolais et de recapitalisation en cours.
Elles expliquent que ce processus de retrait du Gouvernement congolais s’effectue en toute transparence et dans le respect des normes OHADA mais aussi des statuts de la société PHC S.A.
“ L’Intersyndicale rappelle que la recapitalisation en cours au sein de PHC SA est une opération légale, transparente et conforme aux dispositions du droit OHADA. Cette démarche répond à une nécessité vitale : éviter la liquidation pure et simple de l’entreprise, restaurer son équilibre financier, assurer la continuité des activités, et sauvegarder des milliers d’emplois congolais. ”, explique Loko Zowa Crispin, Secrétaire général de l’intersyndicale. Avant d’ajouter : ” La sortie de l’État congolais du capital est le résultat d’un choix souverain et volontaire. ”
La liquidation de la société PHC S.A. remettra au chômage plus de 11.000 travailleurs. Ce qui aura un impact direct sur la vie des communautés locales.
” Vouloir liquider PHC, c’est vouloir nous liquider tous. Nous, communautés riveraines. Toutes les entreprises qui étaient à Kisangani sont déjà tombées en faillite. Il ne reste que PHC. Nous avons accès aux soins de santé de qualité, nos enfants ont accès à l’éducation (…) Cela m’a fait mal d’entendre toutes les fausses informations qui circulent à propos de la recapitalisation. “, a dénoncé Françis Ilinga, chef coutumier de la chefferie de Yaliwasa, territoire de Basoko (Tshopo).
Pour cela, l’intersyndicale promet d’agir rigoureusement face à des actions qui compromettent leurs droits acquis, ceux de leurs enfants et communautés.
Les travailleurs de PHC S.A. appellent toutes les parties prenantes à rejeter fermement les campagnes de désinformation et à soutenir la société.
Il importe de préciser que sans la recapitalisation, PHC ne serait pas en situation de faillite. En revanche, l’entreprise serait fortement limitée dans sa capacité à développer des projets structurants et porteurs pour le secteur agro-industriel, ce qui entraînerait une stagnation de ses activités.
Dieudonné Buanali
Malgré la recapitalisation des PHC : Les organisations syndicalent expriment leur soutien à l’entreprise et en appellent à la sauvegarde des emplois
