Le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a défendu, mardi 14 juillet, devant les députés nationaux réunis en séance plénière à l’Assemblée nationale, le projet de loi de programmation militaire 2027-2030 ainsi que la réforme de la loi-cadre régissant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). À travers cette démarche, le gouvernement entend doter le pays d’un cadre stratégique et financier capable d’accélérer la modernisation et la professionnalisation de l’armée congolaise face aux défis sécuritaires.


Face aux élus nationaux, le patron de la Défense a insisté sur l’importance d’accorder des moyens financiers conséquents à cette nouvelle programmation, estimant qu’elle constitue un instrument indispensable pour renforcer les capacités opérationnelles des FARDC et leur permettre de répondre efficacement aux menaces internes et externes.
Arrivée à échéance en 2025, la précédente loi de programmation militaire avait servi de socle aux premières réformes engagées dans le secteur de la défense. Sa révision vise désormais à adapter le cadre juridique aux nouvelles réalités du terrain, tout en répondant aux exigences d’une armée moderne, structurée et performante.
Dans son intervention, Me Guy Kabombo Muadiamvita a dressé le bilan de l’ancienne programmation, relevant plusieurs contraintes ayant limité son exécution, notamment l’insuffisance des ressources financières. Il a ensuite présenté les grandes orientations de la nouvelle loi couvrant la période 2027-2030.
Cette programmation repose sur six axes prioritaires : le renforcement de la formation des militaires, l’acquisition d’équipements modernes, la modernisation des infrastructures militaires, l’intensification de l’entraînement et des opérations, le développement des capacités de renseignement militaire ainsi que la promotion d’une véritable industrie nationale de défense. Selon le ministre, ces priorités s’inscrivent dans la vision du président de la République et commandant suprême des FARDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de bâtir une armée républicaine, professionnelle et capable d’assurer efficacement la défense du territoire national.
Le Vice-Premier ministre a également mis en avant le Fonds de soutien au développement des FARDC (FSD-FARDC), présenté comme un mécanisme destiné à renforcer l’effort de guerre et à mobiliser des ressources complémentaires. Il a indiqué que la campagne de sensibilisation en faveur de ce fonds se poursuit auprès des partenaires ainsi que des donateurs publics et privés, appelés à contribuer au renforcement de l’appareil de défense.
Concluant son exposé, Me Guy Kabombo Muadiamvita a lancé un appel aux députés nationaux afin que les ressources prévues dans la future loi de programmation militaire soient effectivement intégrées dans les lois de finances des prochaines années. Pour le gouvernement, le succès de cette réforme dépendra avant tout de l’engagement budgétaire de l’État, considéré comme la condition essentielle pour doter la RDC d’une armée moderne, professionnelle et capable de relever durablement les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Heritier Lelo
