Kinshasa : les recettes du contrôle technique au cœur des interrogations

La Régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK) dément les informations faisant état de 80 millions de francs congolais de recettes mensuelles générées par le contrôle technique des véhicules. Dans une mise au point, la Régie affirme que les paiements sont effectués exclusivement auprès des guichets bancaires agréés, conformément aux tarifs fixés par les autorités compétentes.

Cette clarification intervient alors que des chiffres importants circulent sur les réseaux sociaux au sujet des recettes issues du contrôle technique. La RFCK qualifie ces informations de « fantaisistes et infondées » et assure que les montants relayés dans l’opinion ne correspondent pas à la réalité.

Selon les explications de la Régie, la rétrocession moyenne qui lui revient s’élève à 5,18 dollars américains par véhicule. Un montant qui contraste avec les chiffres avancés ces derniers jours dans l’opinion publique.

Au-delà de la polémique sur les montants, cette controverse remet au centre du débat la gestion du contrôle technique des véhicules à Kinshasa, un dispositif qui concerne directement des milliers d’automobilistes et constitue un élément important de la sécurité routière.

La RFCK rappelle que le contrôle technique est une obligation légale et réglementaire. Elle précise par ailleurs qu’une mission de contrôle de la Commission Économie, Finances et Contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée provinciale de Kinshasa est actuellement menée au sein de ses services.

Cette mission devrait notamment permettre de vérifier les recettes générées, les montants effectivement reversés ainsi que les mécanismes de rétrocession.

En attendant les conclusions de ce contrôle, la question de la transparence dans la gestion des recettes du contrôle technique reste posée. Combien les automobilistes versent-ils réellement ? Quelle part revient à la Régie et selon quelles modalités ?

Des réponses que devraient apporter les documents comptables et les conclusions de la mission de contrôle.

Au-delà des chiffres qui circulent, l’enjeu reste celui de la transparence dans la gestion des fonds publics et de la confiance des usagers dans le système de contrôle technique à Kinshasa.

Didier ILUNGA

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