IA dans l’éducation : Raïssa Malu plaide pour un usage progressif et encadré

La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, prend part à la Semaine de l’apprentissage numérique, organisée du 8 au 11 septembre au siège de l’UNESCO, à Paris, en France. Ces assises réunissent plusieurs ministres de l’Éducation ainsi que de nombreux experts du secteur éducatif autour des enjeux liés à la transformation numérique de l’enseignement.

Intervenant en plénière sur la question de l’âge approprié pour l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans l’éducation, Raïssa Malu a présenté l’approche de la République démocratique du Congo. Pour la ministre d’État, il ne peut exister un âge unique applicable à tous les usages de l’IA en milieu scolaire. Elle défend plutôt une progression adaptée à l’âge et aux besoins des apprenants comprendre les technologies, apprendre à les utiliser, puis gagner progressivement en autonomie, dans un environnement protecteur.

Raïssa Malu a également insisté sur la place de l’enseignant dans ce processus. Selon elle, l’intelligence artificielle doit rester un outil d’accompagnement et ne peut se substituer au rôle pédagogique de l’enseignant. Elle estime également qu’un enfant ne devrait pas être laissé seul face à un agent conversationnel.

La ministre d’État a par ailleurs rappelé que l’UNESCO recommande notamment de ne pas autoriser l’utilisation indépendante de l’IA avant l’âge de 13 ans. Un repère international que la RDC entend prendre en compte tout en l’articulant avec son propre cadre national et les différents usages pédagogiques.

Sur le volet de la régulation, Raïssa Malu a identifié quatre garanties essentielles la protection des données, l’accès, les contenus et l’autonomie. La collecte des données doit, selon elle, être limitée au strict nécessaire. L’accès aux outils d’intelligence artificielle doit également être adapté à l’âge des utilisateurs et aux activités concernées.

Concernant les contenus, la ministre d’État préconise des dispositifs de protection destinés aux mineurs, ainsi que des mécanismes permettant de signaler les contenus ou comportements problématiques. Enfin, elle insiste sur la nécessité de préserver l’autonomie humaine une intelligence artificielle ne devrait pas décider seule de l’évaluation, de l’orientation ou de toute autre décision importante concernant un enfant.

À travers cette position, la RDC entend ainsi promouvoir une intégration de l’intelligence artificielle dans l’éducation qui soit progressive, responsable et centrée sur la protection de l’enfant, tout en maintenant l’enseignant au cœur du processus pédagogique.Je peux aussi vous en faire une version plus courte et plus percutante, au format article de une, avec un chapeau de 2 à 3 lignes.

Chris Mutombo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *