En République démocratique du Congo, la gratuité de l’enseignement de base demeure l’un des principaux axes de la politique sociale du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Au-delà de l’accès à l’école pour tous, le gouvernement entend également répondre aux besoins spécifiques de certaines catégories sociales, notamment les familles des militaires. C’est dans cette logique que le ministère de la Défense nationale et Anciens combattants a lancé la construction d’une nouvelle école primaire au camp militaire Kokolo, à Kinshasa.

Cette infrastructure éducative, qui fait suite à une réalisation similaire dans la province du Kongo Central, comprendra 12 salles de classe et pourra accueillir jusqu’à 500 élèves dès la rentrée scolaire 2026-2027. Les travaux, prévus pour être achevés en seulement deux mois, traduisent la volonté des autorités d’offrir un environnement d’apprentissage digne aux enfants des militaires.
Pour le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Me Guy Kabombo, cette initiative s’inscrit dans une politique plus large de valorisation des hommes et des femmes en uniforme ainsi que de leurs familles. Au-delà de leur mission de défense de l’intégrité territoriale, les militaires doivent pouvoir compter sur un accompagnement social garantissant à leurs enfants un accès effectif à une éducation de qualité.
Le projet intervient dans un contexte où les besoins restent considérables. Selon les données communiquées par les autorités, plus de 5 000 enfants de militaires n’ont toujours pas retrouvé le chemin de l’école. Cette situation résulte notamment des difficultés socio-économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses familles militaires, mais aussi du manque d’infrastructures adaptées dans certains camps.
En augmentant les capacités d’accueil scolaire au sein des camps militaires, le gouvernement espère réduire progressivement ce déficit éducatif. La proximité de l’école devrait également faciliter la fréquentation scolaire des enfants tout en allégeant les charges des familles.
Au-delà de la construction des bâtiments, cette initiative traduit la volonté des pouvoirs publics de faire de l’investissement dans le capital humain un levier de cohésion sociale. L’accès à l’éducation constitue en effet un facteur essentiel d’égalité des chances et de stabilité, particulièrement pour les enfants des militaires appelés à vivre dans un environnement souvent marqué par les contraintes du métier de leurs parents.
Avec cette nouvelle école du camp Kokolo, le gouvernement poursuit ainsi son engagement en faveur de la gratuité de l’enseignement de base tout en apportant une réponse concrète aux défis sociaux auxquels font face les familles des forces de défense. Reste désormais à inscrire cette dynamique dans la durée afin que davantage d’enfants de militaires puissent retrouver le chemin de l’école et bénéficier d’un cadre propice à leur réussite.
Heritier Lelo
