Le samedi 29 août 2026 restera comme une date particulière dans l’histoire du Club 26. Réunis autour de quatre des leurs : Katende Katsh, Germain Kabamba, Carlos Kalonji et Fernand Nende.
Les membres du Club ont choisi de célébrer leur entrée dans le cercle des patriarches. Au-delà des anniversaires et des cadeaux, la cérémonie aura surtout consacré une valeur devenue rare reconnaître les hommes, leur parcours et ce qu’ils représentent pendant qu’ils sont encore là pour recevoir l’affection et le témoignage des leurs.










Il est des cérémonies dont on retient le faste. D’autres dont on retient l’émotion.
Celle organisée samedi 29 août par le Club 26 appartient incontestablement à la seconde catégorie.
À l’origine, une idée simple, célébrer quatre membres ayant franchi le seuil symbolique des 70 ans et, avec lui, leur entrée dans ce que le Club 26 a choisi d’appeler le cercle des patriarches.
Mais très rapidement, l’événement a pris une dimension dépassant le simple anniversaire.
Car derrière Katende Katsh, Germain Kabamba, Carlos Kalonji et Fernand Nende, c’est finalement toute une génération que le Club 26 a voulu honorer : celle des hommes qui ont vécu, construit, traversé les épreuves, accumulé l’expérience et qui peuvent désormais transmettre aux générations qui les suivent.
CÉLÉBRER LES HOMMES DE LEUR VIVANT
Le message le plus fort de cette soirée tient peut-être dans cette évidence : il faut apprendre à dire aux hommes ce qu’ils représentent avant qu’ils ne disparaissent.
Nos sociétés excellent souvent dans l’hommage posthume.
Les qualités que l’on n’avait jamais exprimées apparaissent soudain dans les oraisons funèbres. Les témoignages se multiplient. Les souvenirs ressurgissent. Les mérites sont proclamés.
Le Club 26 a voulu prendre le chemin inverse.
Dire merci maintenant.
Reconnaître un parcours maintenant.
Célébrer l’amitié maintenant.
Et permettre à ceux qui ont consacré plusieurs décennies à leurs familles, à leurs professions, à leurs communautés et à leurs amitiés d’entendre eux-mêmes les témoignages que leurs proches portent sur eux.
C’est probablement ce qui explique l’émotion particulière qui a traversé cette cérémonie.
Les mots prononcés, les souvenirs partagés et les gestes posés ont rappelé que derrière les titres, les fonctions et les réussites sociales demeurent d’abord des histoires humaines.
LE CERCLE DES PATRIARCHES
En consacrant officiellement l’entrée des quatre récipiendaires dans le cercle des patriarches, le Club 26 a voulu donner un contenu particulier au passage des 70 ans.
Vieillir n’est pas seulement accumuler les années.
C’est aussi accumuler une expérience.
Avoir vu les générations se succéder. Avoir connu des réussites et des revers. Avoir appris des hommes et des événements. Avoir parfois commis des erreurs, les avoir surmontées et en avoir tiré une sagesse transmissible.
Dans cette conception, le patriarche n’est donc pas seulement l’homme âgé.
Il est celui vers qui l’on peut se retourner.
Celui dont la parole porte le poids de l’expérience.
Celui qui devient progressivement une mémoire pour les autres.
C’est cette dimension que le diplôme de mérite remis aux nouveaux patriarches est venu consacrer.
Plus qu’une distinction honorifique, il marque symboliquement la reconnaissance d’un parcours et l’entrée dans une nouvelle responsabilité : celle de la transmission.
DES CADEAUX QUI PARLENT
Même les présents remis aux patriarches avaient été pensés au-delà de leur valeur matérielle.
La canne renvoie naturellement à l’image de l’ancien et à l’autorité tranquille que confère l’expérience. Mais elle évoque également l’appui celui qui a beaucoup marché peut désormais devenir un point d’appui pour ceux qui poursuivent le chemin.
La montre rappelle une réalité à laquelle personne n’échappe : le temps.
À 70 ans et au-delà, elle ne représente plus seulement les heures qui passent. Elle raconte celles qui ont été vécues, les rendez-vous honorés, les combats menés, les amitiés construites et cette conscience plus aiguë encore de la valeur de chaque instant qui reste à partager.
Quant aux baskets Berluti, leur symbolique est peut-être la plus audacieuse.
Elles disent aux patriarches que l’âge n’est pas une invitation à s’arrêter.
Il reste des routes à parcourir, des projets à accompagner, des conseils à donner, des voyages à entreprendre et surtout des générations à guider.
Autrement dit : vous avez beaucoup marché, mais le chemin continue.
LE CLUB 26, PLUS QU’UN CERCLE D’AMIS
À travers cette initiative, le Club 26 a également raconté quelque chose de lui-même.
Un club ne survit pas uniquement par les réunions qu’il organise ou les événements qu’il inscrit dans son calendrier.
Il survit par les liens qu’il construit.
Avec le temps, ces liens deviennent une mémoire collective faite de rencontres, de fidélités, de désaccords surmontés, de moments heureux, parfois d’épreuves partagées.
C’est précisément lorsque les années commencent à s’accumuler que l’on mesure la valeur de ces fidélités.
La cérémonie du 29 août a ainsi montré un Club 26 soucieux de préserver cette mémoire et d’installer progressivement une tradition : celle de reconnaître ceux qui, par leur ancienneté, leur parcours et leur présence, deviennent des repères pour les autres.
UNE SOIRÉE, MAIS SURTOUT UNE TRANSMISSION
Lorsque les lumières d’une cérémonie s’éteignent, il reste généralement quelques photographies, des vidéos et des souvenirs.
Mais le Club 26 peut espérer conserver davantage de cette soirée.
Il peut en rester une tradition.
Celle de considérer que le passage du temps ne doit pas éloigner les générations mais, au contraire, les rapprocher.
Celle de comprendre que les anciens ne sont pas simplement ceux qui étaient là avant nous : ils constituent une partie de la mémoire dont nous avons besoin pour savoir d’où nous venons et parfois mieux décider où nous voulons aller.
Katende Katsh, Germain Kabamba, Carlos Kalonji et Fernand Nende sont désormais entrés dans le cercle des patriarches du Club 26.
Ils y entrent avec leurs histoires, leurs caractères, leurs expériences et leurs différences.
Mais également avec une nouvelle mission : transmettre.
Et à ceux qui les ont célébrés revient désormais une autre responsabilité : écouter.
Car une société, une famille ou même un cercle d’amis qui sait honorer ses anciens ne célèbre pas seulement son passé.
Il prépare aussi son avenir.
Club 26 , Honorer les parcours, préserver la mémoire, transmettre aux générations.
Robert Tanzey
