Le dossier Plantations et huileries du Congo (PHC), déjà portée il y a belle lurette devant le Tribunal de commerce par l’État congolais, sous le RRC 222, lequel a rendu une ordonnance confirmant la validité et la régularité du processus de sortie volontaire de l’Etat congolais de son actionnariat, continue de défrayer la chronique. ” Kamal Pallan, actionnaire et ancien directeur administratif et financier de PHC sous interdiction de sortie du territoire congolais [Ndlr : Par la Direction générale des migrations (DGM)], le feuilleton judiciaire prend une nouvelle dimension ”. Tel est intitulé l’article paru le week-end dernier dans la presse locale. Dans un entretien téléphonique ce samedi avec le service enquêtes et investigations du journal ” Geopolis Hebdo ”, le Congolais Jean-François Mombia Atuku, fondateur et président du Réseau d’information et d’appui aux ONG du secteur de l’environnement (RIAO-RDC) a déclaré qu’il s’agit d’une commande faite par certaines personnes mal intentionnées et instrumentalisées qui s’emploient, sans fondement, au travers de publications et communications, à ternir gratuitement son image dans l’affaire de la sortie volontaire de l’État congolais de son actionnariat.
Par ces publications, poursuit cet acteur de la société civile environnementale, l’auteur de ce pamphlet s’emprend à la société, à ses dirigeants, aux actionnaires ainsi qu’à plusieurs personnalités publiques congolaises. Et pourtant, rappelle JFMA pour les intimes et proches : ” PHC, le plus grand employeur du secteur privé en RDC avec plus de 10.000 emplois directs et indirects, exerce ses activités dans le strict respect des lois de la République démocratique du Congo (RDC), sous le contrôle des autorités compétentes et conformément aux règles de gouvernance applicables à ses activités ”.
S’agissant de la question relative à la sortie volontaire de l’État congolais de son actionnariat, cette affaire a déjà été portée devant le Tribunal de commerce par l’État congolais, sous le RRC 222, lequel a rendu une ordonnance confirmant la validité et la régularité du processus de sortie volontaire de l’Etat congolais de son actionnariat.
” Dès lors, toute tentative de remettre en cause cette décision par des allégations non fondées, des campagnes de désinformation ou des propos calomnieux ne saurait remettre en cause les décisions rendues par les juridictions compétentes ”, a déclaré à notre rédaction un avocat d’affaires qui a requis l’anonymat.
À en croire Jean-François Mombia Atuku, PHC est et reste attachée à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, principes fondamentaux dans un État de droit. Toutefois, pense-t-il, ces libertés ne sauraient justifier la diffusion d’accusations graves, diffamatoires ou mensongères portant atteinte à l’honneur, à la réputation et aux intérêts légitimes de la société, de ses dirigeants, de ses actionnaires ou de toute autre personne concernée. Tel est le cas de Kamal Pallan.
De tels agissements sont susceptibles de constituer des infractions prévues et réprimées par le Code pénal congolais (Livre II). En conséquence, le précité se réserve le droit d’engager toute procédure judiciaire appropriée contre les auteurs, coauteurs ou toute personne relayant sciemment des propos diffamatoires ou des informations manifestement fausses, afin que chacun réponde de ses actes devant les juridictions compétentes. À bon entendeur, salut !
Depuis plus d’un siècle, PHC joue un rôle crucial dans l’industrie de l’huile de palme en RDC. À ce jour, la société possède trois sites d’exploitation à l’intérieur du pays, à savoir Boteka dans la province de l’Equateur, Lokutu dans la province de la Tshopo et Yaligimba dans la province de la Mongala. Seuls 30 % des concessions de PHC sont utilisés pour la plantation de palmiers à huile, les 70 % restants étant constitués de zones agricoles utilisées par les communautés locales et de forêts que PHC préserve.
Dieudonné Buanali
