À l’édition 2026 de la Semaine minière de la République Démocratique du Congo, en anglais ” DRC Mining Week 2026 ”, qui a ouvert officiellement ses portes cette semaine à Lubumbashi, le Directeur général adjoint du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Blaise Mastaky Birindwa, a placé la question énergétique au cœur de la stratégie d’industrialisation de la RDC. Intervenant lors d’un panel consacré à l’énergie, le numéro 2 du FPI a souligné que l’électricité est indispensable pour la transformation des ressources du pays en richesses. ” Il est difficile de parler d’industrialisation sans parler d’énergie. L’électricité facilite la transformation et la création des chaînes de valeurs ”, a-t-il déclaré devant les opérateurs miniers et les décideurs publics.



C’est ainsi que le FPI accompagne plusieurs projets énergétiques dont : 1) la centrale de Tshibasa, un projet de construction d’infrastructure énergétique situé dans le groupement de Bakwa Nsumpi, territoire de Lupatapata, au Kasaï-Oriental ; 2) la centrale de Tshipuka, situé à 20 km de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province éponyme, conçu pour pallier au déficit chronique en électricité de la région, et enfin ; 3) les chutes Mbombo, situées dans la commune de Nganza à 17 kilomètres du centre – ville de Kananga, dans la province du Kasaï Central.
À en croire la bouche autorisée de cet Établissement public à caractère technique et financier à DRC MW 2026, ” le soutien du FPI à la construction des barrages hydroélectriques visent à augmenter la desserte en électricité au profit des industries. Chaque mégawatt produit représente des opportunités de création d’emplois, de développement des PME et de transformation locale des matières premières. ”
Au-delà des infrastructures, le DGA du FPI a insisté sur l’importance de la Taxe de Promotion de l’Industrie (TPI), principale source des revenus du FPI. Il a rappelé que l’argent collecté joue un rôle déterminant dans la réalisation des projets structurants pour la vitalité économique du pays. ” Cet argent ne doit pas être perçu comme une simple taxe mais plutôt comme un investissement collectif dans les infrastructures qui soutiennent la compétitivité des entreprises et l’industrialisation du pays ”, a-t-il expliqué.
À travers le paiement régulier de cette taxe, les entreprises participent directement au financement des projets industriels pour renforcer la production nationale et créer la valeur ajoutée .
Dans un contexte de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), Blaise Mastaky estime que la RDC dispose d’une opportunité unique pour s’imposer comme un centre de gravité énergétique et industriel majeur en Afrique. Une ambition qui exige toutefois des investissements soutenus dans les infrastructures de base.
Dieudonné Buanali
