Le problème, ce n’est pas de parler d’Ebola. Le problème, c’est la manière dont certains médias présentent la RDC comme si tout le pays était une zone rouge, alors que la réalité est beaucoup plus nuancée.

Oui, il existe actuellement une épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, principalement en Ituri et dans certaines zones proches du Nord-Kivu. Mais Kinshasa n’est pas l’épicentre de cette épidémie, et les autorités sanitaires ont même confirmé qu’un cas suspect signalé à Kinshasa a finalement été testé négatif.
Il faut aussi rappeler une chose essentielle : la RDC est un immense pays. Entre Kinshasa et les zones touchées à l’est, il y a des milliers de kilomètres. Assimiler automatiquement “joueur venant du Congo” à “risque Ebola” est une simplification excessive et injuste.
D’autres pays continuent aussi leurs activités malgré certaines alertes sanitaires locales. La France, par exemple, a déjà connu des épisodes de virus ou d’épidémies sur son territoire sans que cela empêche ses équipes sportives de participer aux compétitions internationales. Aucun pays n’est totalement exempt de risques sanitaires. Ce qui compte, c’est la gestion, le contrôle et les mesures prises.
Il est donc normal de surveiller la situation sanitaire avec sérieux, mais il faut éviter les amalgames et la stigmatisation. Dire qu’un joueur évolue en RDC ne signifie pas automatiquement qu’il est exposé à Ebola. Les contrôles médicaux, les suivis sanitaires et les protocoles internationaux existent justement pour cela.
Les médias internationaux ont parfois tendance à généraliser toute la RDC à partir d’une crise localisée, ce qui crée une image alarmiste du pays. Pourtant, la vie continue normalement dans plusieurs grandes villes, notamment à Kinshasa, où il n’y a actuellement aucun impact comparable à ce que certains titres laissent entendre.
Geopolis Hebdo
