Renseignements financiers : La CENAREF – RDC officiellement admise au sein du Groupe EGMONT

La Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) est officiellement admise au sein du Groupe Egmont, un réseau mondial regroupant plus de 170 cellules de renseignement financier. Cette intégration renforce la coopération internationale de la République Démocratique du Congo (RDC) dans la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites.


‎Réaction de Kinshasa



‎” Cette admission constitue une avancée majeure qui consacre les réformes entreprises par le Gouvernement de la République en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FP). Elle témoigne de l’engagement constant des Autorités congolaises, sous le leadership du Président de la République et la conduite de la Première Ministre, ainsi que des efforts du Ministre des Finances, de la
‎CENAREF et de l’ensemble des institutions nationales impliquées. ” Lit-on dans le dernier communiqué de presse du Ministère des Finances dont une copie est parvenue à Geopolis Hebdo.


‎Retombées de l’admission


‎À en croire notre source, cette admission représente un levier important pour : 1) Accroitre la confiance des partenaires techniques et financiers ainsi que des
‎investissements internationaux tout en améliorant l’attractivité du pays et le climat des affaires ; 2) Démontrer l’efficacité de la CENAREF; 3) méliorer la qualité des enquêtes et des poursuites relatives au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme; 4) enforcer la crédibilité dans la lutte contre la criminalité financière ainsi que la
‎coopération internationale; 5) Consolider les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations du
‎GAFI, et enfin ; 6) Accéder aux informations sur les bénéficiaires effectifs, les comptes bancaires, les sociétés, les transactions financières et les avoirs détenus à l’étranger.

‎Cette avancée intervient à un moment décisif, alors que Kinshasa poursuit les dernières étapes de son processus de retrait de la liste des juridictions
‎faisant l’objet d’une surveillance renforcée du Groupe d’Action Financière (GAFI). Après ce succes-story, le Gouvernement de la République réaffirme sa détermination à poursuivre les réformes engagées afin de consolider l’intégrité, la transparence et la résilience du système financier national, au service d’une croissance économique durable et d’une coopération internationale renforcée.


‎À propos de la CENAREF


‎Il sied de noter que la CENAREF, placée sous l’autorité du Ministre des Finances, est l’entité congolaise chargée du renseignement financier. Sa mission principale est de favoriser le développement d’une économie saine et de réguler plus efficacement les activités économiques en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

‎Elle s’acquitte de cette mission en collectant, traitant et analysant les informations relatives aux opérations financières suspectes. Ces données proviennent de déclarations de soupçon, rendues obligatoires par la Loi 22/068 du 27 décembre 2022, émanant des professionnels assujettis. De plus, elle peut recevoir des informations de soupçon de la part d’organismes publics et d’entités chargées de missions de service public.

‎Pour mener à bien ses enquêtes, la CENAREF dispose de divers moyens d’investigation, incluant le droit de communication, l’accès à des bases de données, ainsi que l’utilisation de techniques de renseignement. Les résultats de ses investigations sont ensuite transmis à l’autorité judiciaire compétente. Simultanément, la CENAREF entretient des échanges fréquents avec ses homologues étrangers, participant ainsi à un réseau de plus de 160 cellules de renseignement financier dans le monde.

‎La CENAREF joue un rôle proactif en effectuant et en commanditant des études sur l’évolution des techniques spécifiques utilisées pour le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République démocratique du Congo (RDC). Elle participe également à des exercices de typologie, d’auto-évaluation et d’évaluation mutuelle du pays dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.


‎L’évaluation des déclarations recueillies conduit à la création de rapports périodiques analysant l’évolution des techniques et des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au niveau national et international. La CENAREF émet des avis d’orientation stratégique sur la mise en œuvre de la politique de l’État dans ce domaine, proposant également les réformes nécessaires pour renforcer l’efficacité de cette lutte.

‎En outre, la CENAREF participe activement à la formation et à la sensibilisation des assujettis aux techniques et activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cela contribue à renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la prévention de ces activités illicites.


‎Dieudonné Buanali

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