Relance rapide des ateliers endommagés : Le FPI financera les ébénistes sinistrés de Binza-Delvaux grâce à un mécanisme dérogatoire

Dans la nuit du 11 au 12 octobre 2025, un violent incendie avait ravagé plusieurs ateliers de menuiserie au quartier Delvaux, perché sur la commune de Ngaliema, à Kinshasa, laissant de nombreux ébénistes sans outils de travail ni moyens de subsistance. Aucune perte en vie humaine n’avait été enregistrée, mais le matériel, les intrants et les meubles prêts à la livraison avaient été réduits en cendres. À la suite de la visite du président de la République, Félix Tshisekedi, venu réconforter les victimes, un appel à la solidarité a été lancé en faveur de ces artisans sinistrés, notamment à l’endroit du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI).

‎C’est dans ce contexte que le FPI, en collaboration avec le Fonds de Garantie pour l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat en République démocratique du Congo (ANADEC) et l’Autorité de régulation du marché des assurances (ARCA), a tenu une rencontre, le jeudi 29 janvier, au Musée national de la RDC, avec les ébénistes touchés par le drame. Cette rencontre s’est penchée sur la mise en place d’un mécanisme de financement destiné à relancer rapidement les ateliers endommagés.

‎Traditionnellement, le FPI intervient à travers des financements structurés, soumis à des exigences strictes en matière de seuils, de garanties et de procédures d’instruction. Toutefois, face à l’ampleur des dégâts et au caractère exceptionnel de la situation, l’institution a décidé de recourir à un mécanisme dérogatoire afin de répondre à l’urgence économique et sociale. Celui-ci prévoit des assouplissements notables concernant la constitution et la prise des garanties au bénéfice des artisans sinistrés.

‎Le dispositif financier repose sur un montage combinant une garantie du FOGEC à hauteur de 30 % et une assurance solde couvrant les 70 % restants. Le FPI exige l’identification précise des menuisiers sinistrés et des preuves des pertes subies. Les fonds octroyés seront destinés à l’acquisition des outils de travail et des matières premières pour près de 50 ateliers et 6 maisons totalement détruits.

‎À travers cette initiative, le FPI facilite la reprise des activités et contribue à la valorisation du savoir-faire local et à la promotion des produits ” Made in Congo ”.

‎Dieudonné Buanali

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