RDC : le ROGEAC veut harmoniser les pratiques électorales en Afrique centrale

Du 15 au 17 septembre, un atelier consacré à la validation de principes et lignes directrices communs pour l’organisation, le suivi et l’observation des élections en Afrique centrale. Une initiative portée par le Réseau des organes de gestion des élections en Afrique centrale (ROGEAC), sous la présidence de Denis Kadima Kazadi.

La coopération entre les institutions électorales d’Afrique centrale veut franchir une nouvelle étape. À Kinshasa, les représentants des organes de gestion des élections des pays membres du ROGEAC se retrouvent pendant trois jours pour examiner et valider un projet de principes et de lignes directrices communs.

Président en exercice du ROGEAC et président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi a ouvert les travaux ce mardi. Pour lui, cette rencontre traduit la volonté des institutions électorales de renforcer leur coopération et de tirer profit des expériences de chaque pays.

L’objectif est de parvenir à un cadre de référence commun pour améliorer la gestion des élections dans la sous-région. Il s’agit notamment de renforcer la transparence, la crédibilité et l’inclusion des processus électoraux, tout en tenant compte des réalités propres à chaque État.

Des règles communes, mais adaptées aux réalités

Pour Denis Kadima, l’Afrique centrale doit disposer de ses propres références en matière électorale. Le président du ROGEAC estime qu’un tel cadre doit être suffisamment clair pour orienter les institutions, mais aussi suffisamment adapté aux réalités politiques et institutionnelles de la région.

Les participants vont ainsi examiner les différentes propositions, confronter leurs expériences et rechercher un consensus sur les principes à retenir. L’enjeu est de parvenir à un document pratique, capable d’accompagner les organes électoraux dans l’amélioration de leurs méthodes de travail.

Cette démarche vise également à favoriser le partage d’expériences et le renforcement des capacités des institutions électorales. Pour le ROGEAC, une meilleure coopération entre ces institutions peut contribuer à renforcer la confiance dans les processus électoraux.

Une première étape vers l’adoption

Les travaux de Kinshasa ne constituent toutefois qu’une étape. Une fois enrichi et validé par les participants, le projet de document devra être soumis à l’Assemblée générale extraordinaire du ROGEAC pour adoption.

Denis Kadima appelle déjà à ne pas limiter cette initiative à l’adoption d’un texte. Sa mise en œuvre devra, selon lui, passer par la diffusion des principes, la formation des acteurs électoraux et la poursuite des échanges entre les institutions de la sous-région.

De son côté, le vice-président de la CENI, Didi Manara Linga, a salué la tenue de cette rencontre à Kinshasa. Il a souligné son importance pour le travail technique du ROGEAC, mais aussi pour le rapprochement entre les différentes institutions électorales.

Soutenue techniquement par l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), la rencontre réunit plusieurs responsables et représentants des institutions électorales membres du ROGEAC.

Au-delà de la validation d’un document, l’atelier de Kinshasa veut donc poser les bases d’une coopération électorale plus structurée en Afrique centrale, avec l’ambition de rapprocher les pratiques et de promouvoir des élections plus transparentes, crédibles et inclusives dans la sous-région.

Chris Mutombo

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