La séance plénière prévue lundi 20 avril 2026 à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a été reportée pour la troisième fois, à une date ultérieure non précisée.
«La séance plénière initialement prévue pour ce lundi 20 avril 2026 est reportée à une date ultérieure qui vous sera communiquée», a annoncé aux députés nationaux, Jacques Djoli, rapporteur de la chambre basse du parlement.
Dans ce message officiel partagé par Djoli, plusieurs matières figuraient à l’ordre du jour, notamment l’examen et l’adoption du rapport de la commission PAJ relatif à la profession d’huissier de justice.
Les députés devaient également se pencher sur la proposition de loi portant statut du personnel de l’enseignement supérieur ainsi que sur celle relative à la recherche scientifique.
De toutes ces questions, la principale, la plus médiatisée et la plus attendue était l’examen de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo. Déposée la semaine dernière par un groupe d’une cinquantaine de députés nationaux, la motion aurait dû être examinée dans un délai de 48 heures après son dépôt, selon le règlement d’ordre intérieur de cette chambre du parlement.
Selon certains observateurs, cet énième report illustre des divergences profondes qui agitent la majorité au pouvoir, où deux camps s’opposent sur l’opportunité de traiter cette motion. Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, serait actuellement en pleine phase d’arbitrage afin d’éviter que cette affaire ne se transforme en crise politique ouverte, au-delà du cadre parlementaire.
Rappelons que c’est depuis le 14 avril dernier que le député national Sengha Lady a déposé une motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. À travers cette motion, le parlementaire met en cause la gestion de l’insécurité, particulièrement à Kinshasa, mais aussi dans plusieurs centres urbains du pays. Il reproche au patron de la sécurité intérieure une incapacité à endiguer la montée de la criminalité.
Didier Ilunga
