Loi de programmation militaire 2027-2030 : Le gouvernement présente au Parlement l’état des lieux des FARDC

Le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a présenté, lundi 20 juillet 2026, devant les commissions Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale et du Sénat, un état des lieux de l’appareil de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette séance de travail s’inscrit dans le cadre de l’examen du projet de loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période 2027-2030.

Cette démarche intervient dans un contexte marqué par la poursuite des réformes du secteur de la défense et par des défis sécuritaires persistants dans l’est de la République démocratique du Congo, où les FARDC demeurent engagées contre plusieurs groupes armés. Le gouvernement considère la future loi de programmation militaire comme un instrument destiné à planifier, sur plusieurs années, les priorités en matière de ressources humaines, d’équipements, d’infrastructures, de formation et de financement des forces armées.

Devant les parlementaires ainsi que les représentants des institutions concernées par les questions budgétaires, Guy Kabombo Muadiamvita a indiqué que cette présentation avait pour objectif de fournir aux élus les éléments d’appréciation nécessaires avant l’examen du texte. Selon lui, une bonne compréhension des réalités opérationnelles et des besoins des FARDC est indispensable pour éclairer les débats parlementaires.

Au cours de son intervention, le ministre a mis en avant plusieurs insuffisances affectant les capacités des forces armées, notamment dans les domaines de la formation, des équipements, des infrastructures et du soutien logistique. Il a estimé que la loi de programmation militaire devrait permettre de planifier progressivement la modernisation de l’armée afin d’améliorer son efficacité opérationnelle.

Les responsables de plusieurs structures militaires, dont des officiers généraux et supérieurs ainsi que des responsables d’écoles militaires, ont également présenté la situation de leurs services. Ils ont évoqué les contraintes auxquelles ils sont confrontés dans le processus de professionnalisation des FARDC, notamment les besoins en personnel qualifié, en matériels, en infrastructures et en ressources financières.

À l’issue des échanges, les responsables militaires ont plaidé pour un financement à la hauteur des objectifs assignés à la réforme de l’armée. Ils ont estimé que la mise à disposition de ressources suffisantes constitue une condition essentielle pour renforcer durablement les capacités opérationnelles des FARDC.

Le projet de loi de programmation militaire 2027-2030 devra poursuivre son examen au Parlement avant son éventuelle adoption. S’il est adopté, il servira de cadre de planification des investissements de l’État dans le secteur de la défense au cours des quatre prochaines années.

Heritier Lelo

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