Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans sa politique de lutte contre la vie chère avec le lancement officiel, samedi 13 juin, à Lubumbashi, de la vente subventionnée de la farine de maïs. Cette initiative, portée par le ministère de l’Économie nationale à travers le Fonds de régulation économique (FOREC), vise à réduire les dépenses des ménages confrontés à la hausse persistante des prix des denrées alimentaires de première nécessité.

La cérémonie de lancement s’est déroulée au marché Mzée, l’un des trois sites retenus pour la première phase de cette opération. Le programme est mis en œuvre en partenariat avec les producteurs locaux, notamment l’entreprise Agro-Industrielle du Congo (AGRICO SA), chargée d’assurer la distribution du produit à prix réduit.
Selon les autorités, cette mesure s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui entend améliorer les conditions de vie de la population et renforcer le pouvoir d’achat des ménages. Elle intervient dans un contexte marqué par l’augmentation du coût des produits alimentaires, particulièrement de la farine de maïs, aliment de base pour de nombreuses familles dans le Haut-Katanga.
Pour cette première phase, trois points de distribution ont été mis à la disposition de la population. Il s’agit du site Mapendo au marché Mzée, de la minoterie située sur la route de Kinsevere ainsi que du point de vente de la ferme Terra, dans le village Lubanda sur la route Kasenga. Ces centres ont été choisis afin de faciliter l’accès de la population à cette denrée essentielle.
Au nom du gouvernement provincial, le directeur de cabinet du ministre provincial de l’Économie, Transport et Commerce, Jean Jacques Madianga, a salué une initiative qui répond aux préoccupations sociales des habitants. Il a souligné que cette action bénéficie du soutien des autorités provinciales et qu’elle vise à apporter une réponse concrète aux difficultés économiques rencontrées par de nombreuses familles.
Les autorités ont également annoncé la mise en place de mécanismes de contrôle destinés à préserver le caractère social du programme. L’objectif est d’éviter que certains commerçants ou particuliers ne procèdent à des achats massifs dans le but de revendre la farine à des prix plus élevés sur le marché.
De son côté, le FOREC considère cette mesure comme une intervention d’urgence destinée à stabiliser le marché et à alléger les charges des ménages. L’institution précise que cette subvention à la consommation constitue une étape transitoire avant la mise en œuvre de mécanismes plus durables, notamment le soutien direct à la production locale afin d’accroître l’offre de farine de maïs sur le marché national.
L’un des principaux avantages de cette opération réside dans la réduction significative du prix de vente. Grâce à la prise en charge partielle du coût du produit par le gouvernement, un sac de farine est désormais vendu à 32.500 francs congolais, contre plus de 40.000 francs congolais dans plusieurs points de vente de la province.
Afin d’assurer une distribution équitable, chaque ménage est limité à l’achat de deux sacs. Un système de traçabilité basé sur des codes QR a également été instauré pour suivre les opérations de vente, prévenir les fraudes et garantir que la subvention profite effectivement aux consommateurs visés.
À travers cette initiative, le gouvernement espère non seulement soulager les ménages du Haut-Katanga, mais également soutenir les producteurs locaux et renforcer progressivement la sécurité alimentaire dans la province.
Chris Mutombo
