Forum africain de l’eau : Félix Tshisekedi présente cinq priorités pour accélérer les investissements

Réunis à N’Djamena, au Tchad, à l’occasion du Forum africain de l’eau, plusieurs chefs d’État africains ont plaidé pour une accélération des investissements dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. À cette tribune continentale, le président Félix Tshisekedi a présenté cinq priorités stratégiques destinées à améliorer la gestion des ressources hydriques en Afrique, tout en dévoilant les ambitions de la République démocratique du Congo à l’horizon 2035 pour élargir l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Devant plusieurs chefs d’État, des ministres et des partenaires internationaux, le chef de l’État congolais a souligné que les questions liées à l’eau doivent être traitées avec celles de l’agriculture, de l’énergie, de la santé, de l’environnement et du développement des villes.
Selon Félix Tshisekedi, la première priorité consiste à mieux coordonner les politiques publiques afin d’assurer une gestion efficace des ressources en eau. La deuxième vise à renforcer la gouvernance grâce à des institutions plus performantes et à une gestion transparente des infrastructures.
La troisième priorité porte sur la préparation de projets solides capables d’attirer les financements. La quatrième appelle à mobiliser davantage de ressources auprès des États, du secteur privé et des partenaires internationaux pour financer les infrastructures hydrauliques.
Enfin, le président congolais souhaite faire de l’eau un véritable moteur de développement économique en Afrique. Il a encouragé les pays africains à produire localement des équipements tels que des tuyaux, des pompes, des compteurs, des systèmes d’irrigation et des technologies de traitement de l’eau afin de créer des emplois et de renforcer les économies du continent.
À cette occasion, Félix Tshisekedi a également présenté les ambitions de la République démocratique du Congo à l’horizon 2035. Le gouvernement prévoit de porter à 60 % le taux d’accès à l’eau potable, à 50 % l’accès aux services d’assainissement et d’hygiène, et d’équiper 80 % des écoles et des centres de santé en infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

Ouvert par le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, le Forum africain de l’eau réunit pendant deux jours plusieurs chefs d’État africains, des ministres, des institutions financières et des partenaires techniques. Les participants cherchent des solutions pour mobiliser davantage d’investissements dans les infrastructures hydrauliques, améliorer l’accès à l’eau potable et renforcer la coopération entre les pays africains.

Les organisateurs rappellent que plus de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une source d’eau potable de base et que plus de 700 millions de personnes vivent sans services d’assainissement adéquats. Une situation qui freine le développement économique et social de nombreux pays du continent.

Chris Mutombo

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