Le différend entre le guitariste Flamme Kapaya et son ancien patron, Werrason, autour des droits d’auteur de plusieurs œuvres musicales continue de susciter des réactions dans le milieu musical congolais. Au cœur de cette affaire : la reconnaissance de la contribution artistique du guitariste et la question de la rémunération liée aux albums auxquels il affirme avoir participé.

Connu pour sa collaboration avec Werrason au sein de Wenge Maison Mère, Flamme Kapaya entend poursuivre sa démarche afin d’obtenir ce qu’il considère comme ses droits. De solola bien à Alerte générale, le musicien estime que ses années de travail doivent être prises en compte dans le règlement de ce différend.
Cette position a provoqué diverses réactions parmi les mélomanes, certains s’interrogeant sur les circonstances de cette revendication, tandis que d’autres mettent en avant la nécessité de clarifier les droits des artistes ayant contribué à la réalisation d’œuvres musicales.
Dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux, Werrason a, pour sa part, apporté des précisions sur la production des albums concernés. Il affirme qu’il n’en était pas le producteur et évoque le rôle de JPS Production dans la production et la gestion des œuvres en question. Cette déclaration soulève notamment la question de la responsabilité des différents intervenants dans l’exploitation des albums et la répartition des éventuels revenus.
De son côté, Flamme Kapaya maintient sa position et affirme vouloir aller jusqu’au bout de sa démarche. Il justifie sa revendication par les années de travail consacrées à la musique et par la volonté de préserver les intérêts de ses enfants. « Mon argent reste mon argent, je peux dire tout ce que je veux avec mon argent », a-t-il déclaré, selon les propos qui lui sont attribués.
À ce stade, aucun règlement définitif du différend n’est établi dans les éléments disponibles. Une éventuelle procédure judiciaire pourrait permettre de déterminer les droits de chaque partie, à condition que les contributions artistiques, les contrats et les responsabilités liées à la production soient examinés.
Au-delà du désaccord entre les deux musiciens, cette affaire remet sur la table une question importante pour l’industrie musicale congolaise, celle de la protection des droits d’auteur et de la rémunération des artistes qui participent à la création d’albums. La suite dépendra désormais des démarches entreprises par les parties et des éléments qu’elles pourront présenter pour étayer leurs positions.
Benny Ifombo
