Le climat se détend entre le Gouvernement et les professeurs des universités publiques. Après une réunion avec le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le Réseau des Associations des Professeurs des Universités et Instituts supérieurs du Congo (RAPUICO) a reconnu un malentendu sur le rôle du ministère des Finances. Les enseignants ont suspendu leur mouvement de grève tout en maintenant leurs revendications sociales.
À l’issue de cette rencontre, les représentants des professeurs ont reconnu que les accusations portées contre le ministre des Finances étaient fondées sur des informations incomplètes. Ils ont expliqué avoir été induits en erreur et ont présenté leurs excuses à Doudou Fwamba.
Les discussions ont également permis de trouver un terrain d’entente. Le ministre des Finances a annoncé le paiement d’un complément de rémunération au cours du mois de juillet. Cette annonce a été bien accueillie par les représentants des enseignants.
En conséquence, le RAPUICO a décidé de suspendre le mouvement de grève et d’appeler les professeurs à reprendre les activités académiques dans les universités et instituts supérieurs publics.
Malgré cette avancée, les enseignants maintiennent leurs principales revendications. Ils demandent notamment l’application complète du nouveau barème salarial, le respect des Accords de Bibwa, l’octroi de crédits pour l’achat de véhicules, le paiement de la prime de recherche ainsi que l’amélioration de leurs conditions de travail.
De son côté, le ministre Doudou Fwamba a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à répondre progressivement à ces préoccupations, tout en tenant compte des capacités budgétaires de l’État. Il a également annoncé la poursuite des discussions et la mise en place d’une commission chargée de proposer des solutions durables.
Cette rencontre marque un apaisement entre les deux parties et ouvre la voie à un dialogue qui pourrait permettre de répondre progressivement aux attentes des enseignants de l’enseignement supérieur en République démocratique du CCongo.
Chris Mutombo
