La République démocratique du Congo continue de faire face à une recrudescence de la maladie à virus Ebola. Selon le dernier bulletin épidémiologique publié mercredi 10 juin par l’Institut national de santé publique (INSP), le pays compte désormais 598 cas confirmés, dont 115 décès.

Au cours des dernières 24 heures, les autorités sanitaires ont enregistré 48 nouveaux cas et 14 décès supplémentaires. Par ailleurs, 297 patients sont actuellement placés en isolement afin de limiter la propagation de la maladie. Dans le même temps, 22 personnes ont été déclarées guéries.
Ces nouvelles guérisons soulèvent toutefois des interrogations au sein de l’opinion publique. Comment des malades peuvent-ils survivre alors qu’aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est disponible contre cette souche du virus ?
Les experts de santé expliquent que la guérison repose essentiellement sur une prise en charge précoce et des soins de soutien intensifs. Dès l’apparition des premiers symptômes, les patients bénéficient d’une réhydratation adaptée, d’un suivi médical rapproché ainsi que de traitements destinés à prévenir ou corriger les complications liées à la maladie. Des médicaments sont également administrés pour soulager la fièvre, les douleurs et d’autres symptômes.
Selon les spécialistes, ces soins permettent de maintenir les fonctions vitales de l’organisme et donnent au système immunitaire le temps nécessaire pour développer une réponse efficace contre le virus. Plus un patient est pris en charge rapidement, plus ses chances de survie augmentent.
Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la détection précoce des cas, du respect des mesures de prévention et du suivi rigoureux des personnes ayant été en contact avec les malades. Elles rappellent que l’absence d’un traitement spécifique rend indispensable une vigilance accrue afin de contenir la propagation de l’épidémie et de réduire le nombre de décès.
Alors que la lutte contre Ebola se poursuit, les professionnels de santé appellent la population à collaborer avec les équipes médicales, à signaler rapidement tout cas suspect et à respecter les consignes sanitaires pour freiner l’avancée de la maladie.
Veronica kapinga
