À l’occasion de la Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC), célébrée ce 29 octobre, l’attention est portée sur la prévention, la reconnaissance des symptômes et l’urgence de la prise en charge. En République démocratique du Congo, la sensibilisation de la population est essentielle pour favoriser une réaction rapide face à cette maladie qui peut entraîner des handicaps permanents ou la mort.

L’accident vasculaire cérébral survient lorsque la circulation sanguine vers une partie du cerveau est interrompue, soit par l’obstruction d’un vaisseau sanguin, soit par sa rupture. Parmi les principaux signes d’alerte figurent un visage qui se déforme soudainement, une faiblesse d’un bras ou d’une jambe, des difficultés à parler, des troubles de la vision ou une perte soudaine de l’équilibre. Même si ces symptômes disparaissent après quelques minutes, ils nécessitent une attention médicale urgente.
En RDC, où l’accès rapide aux soins spécialisés peut représenter un défi dans certaines zones, reconnaître les symptômes constitue une étape importante. L’hypertension artérielle figure parmi les principaux facteurs de risque, aux côtés du diabète, de l’excès de cholestérol, du tabagisme, de la consommation excessive d’alcool et du manque d’activité physique. La drépanocytose mérite également une attention particulière, notamment chez les enfants, car elle augmente le risque d’AVC en favorisant l’obstruction des vaisseaux sanguins.
Face à un AVC présumé, chaque minute compte. Il faut immédiatement contacter les secours disponibles ou organiser le transfert urgent de la victime vers un établissement hospitalier adapté. L’heure d’apparition des symptômes doit être notée pour faciliter la prise en charge. Il ne faut ni attendre que les signes disparaissent, ni administrer des médicaments de sa propre initiative, notamment de l’aspirine, car certains AVC sont provoqués par une hémorragie cérébrale. Il faut également éviter de donner à boire ou à manger à la personne.
La prévention reste un moyen essentiel de réduire les risques. Le contrôle régulier de la tension artérielle, le suivi du diabète, une alimentation équilibrée, l’activité physique et l’arrêt du tabac peuvent contribuer à limiter les AVC. En cette Journée mondiale, le message adressé à la population congolaise est clair : connaître les signes d’alerte, consulter sans tarder et renforcer la sensibilisation peuvent contribuer à sauver des vies et à réduire les séquelles. Face à un AVC, le temps perdu peut compromettre les chances de récupération.
Jemima Mukendi
