Depuis plusieurs jours, les perturbations des réseaux de télécommunication se font sentir à Kinshasa. Cette situation affecte plusieurs activités économiques, notamment celles des petits opérateurs qui dépendent directement des services mobiles pour exercer leur activité.
Vendeurs de mégas et d’unités, agents de services mobiles ou encore petits commerçants disent subir les conséquences de ces perturbations. Lorsque le réseau fonctionne au ralenti ou devient momentanément indisponible, les transactions sont interrompues et certains clients renoncent à leurs opérations. Une situation qui peut entraîner une baisse des recettes quotidiennes.
Sur le terrain, certains opérateurs déplorent également le manque d’informations en amont. Selon eux, les perturbations ou les changements susceptibles d’affecter les réseaux ne sont pas toujours signalés à temps. Cette absence d’information complique leur organisation et les empêche de prendre les dispositions nécessaires pour limiter les pertes.
« Dans le passé, avant de connaître des perturbations, on nous informait à travers un communiqué, ce qui n’est plus toujours le cas. Cela paralyse notre travail parce que, sans être informés, nous ne savons pas quelles précautions prendre », témoigne un opérateur.
Au-delà des difficultés techniques, ces perturbations représentent donc un manque à gagner pour plusieurs petits opérateurs économiques dont les activités reposent essentiellement sur les services de télécommunication.
Ils appellent ainsi les sociétés de télécommunication à renforcer leur communication avec les utilisateurs et les opérateurs économiques, mais aussi à mettre en place des solutions permettant de réduire l’impact de ces interruptions sur leurs activités.
Myriam Likiyo Isiyo
