La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo est au centre des échanges du Conseil de sécurité des Nations unies. Réunis ce mardi 29 septembre 2026, les membres du Conseil examinent l’évolution de la situation dans le pays, notamment dans les provinces de l’Est, ainsi que les différentes initiatives diplomatiques engagées pour favoriser le retour de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.




Cette séance intervient alors que Kinshasa poursuit ses efforts diplomatiques auprès de ses partenaires et des organisations internationales. La question de la sécurité dans l’Est demeure l’un des principaux dossiers portés par la diplomatie congolaise, dans un contexte marqué par la recherche de solutions politiques et diplomatiques aux tensions qui persistent dans la région.
À Rome, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a également multiplié les rencontres autour de plusieurs dossiers concernant la RDC.
Avec les étudiants congolais et les représentants de la diaspora établis en Italie, la ministre d’État a échangé sur différentes préoccupations liées à leur vie quotidienne et à leurs relations avec les institutions congolaises. Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration des services consulaires, l’homologation des diplômes obtenus à l’étranger, les procédures liées au passeport biométrique ainsi que la valorisation des compétences de la diaspora.
La ministre a réaffirmé, à cette occasion, l’importance de la diaspora congolaise dans le développement du pays. L’objectif affiché est notamment de favoriser une plus grande implication des Congolais établis à l’étranger dans les initiatives nationales et de mieux mettre à profit leurs compétences et leurs expériences acquises hors du pays.
La cheffe de la diplomatie congolaise a par ailleurs visité l’ambassade de la RDC près le Saint-Siège. Cette rencontre avec les diplomates congolais en poste au Vatican a porté sur leurs conditions de travail et sur les relations entre Kinshasa et le Saint-Siège.
La coopération entre la RDC et le Vatican s’inscrit notamment dans les domaines de la paix, de la justice sociale et de la protection des populations vulnérables. La ministre d’État a réaffirmé l’importance du dialogue et de la promotion de la dignité humaine dans les relations internationales de la RDC.
Le volet économique et agricole a également occupé une place dans les échanges de la ministre à Rome. Thérèse Kayikwamba Wagner s’est entretenue avec le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, Qu Dongyu.
Les discussions ont porté sur la nécessité d’adapter davantage la coopération entre la RDC et la FAO aux réalités et aux priorités du pays. Kinshasa souhaite notamment mettre l’accent sur l’investissement, l’innovation et le développement de projets susceptibles de mobiliser des financements.
La digitalisation et la transformation des secteurs productifs ont été identifiées comme deux axes de coopération. La RDC souhaite également renforcer les moyens consacrés à son Cadre de programmation pays, en mettant en avant le potentiel agricole et environnemental du pays.
La question de la forêt congolaise a également été évoquée. Kinshasa entend attirer davantage de financements en faveur de la protection et de la gestion durable de cet important patrimoine naturel, dans un contexte marqué par les enjeux liés au changement climatique.
Les échanges avec la FAO ont aussi porté sur la participation des Congolais au sein de cette organisation internationale. La ministre d’État a par ailleurs été informée de la disponibilité de la FAO à renforcer son soutien à la RDC, alors que le pays figure parmi les États considérés comme prioritaires par l’organisation.
Cette coopération doit notamment se traduire par la prochaine signature d’un nouveau Cadre de programmation pays. Celui-ci devrait s’articuler autour de plusieurs domaines, parmi lesquels la gouvernance des secteurs agricoles et environnementaux, le développement des chaînes de valeur et la diversification économique.
La gestion durable de l’environnement et le renforcement de la résilience agroalimentaire figurent également parmi les axes retenus, de même que l’amélioration des moyens d’existence des populations vulnérables.
À travers ces différentes démarches, la diplomatie congolaise cherche ainsi à maintenir plusieurs dossiers sur la table internationale : la situation sécuritaire dans l’Est, les relations avec les partenaires internationaux, la mobilisation des compétences de la diaspora ainsi que le renforcement de la coopération dans les secteurs agricoles et environnementaux.
Au Conseil de sécurité comme à Rome, les autorités congolaises poursuivent leur action autour de ces différents enjeux, avec pour objectif de consolider les partenariats de la RDC et de soutenir les efforts engagés en faveur de la paix, du développement et de la coopération internationale.
Chris Mutombo
