Kinshasa est confrontée, depuis plusieurs jours, à une série d’incendies ayant causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. De Lingwala à Limete, en passant par la commune de Kinshasa, la répétition de ces sinistres relance le débat sur la prévention des incendies et les capacités d’intervention des services de secours dans la capitale.


Dans la nuit du 4 au 5 septembre, un incendie s’est déclaré dans une salle de fêtes à Lingwala, en pleine cérémonie de mariage, faisant plusieurs victimes. Deux jours plus tard, le Petit Collège Saint-Pierre, dans la commune de Kinshasa, a été ravagé par les flammes. Un autre incendie a ensuite été signalé dans une salle de fêtes à Limete.
Au-delà des circonstances propres à chaque incendie, cette succession de sinistres met en évidence les difficultés auxquelles les services de secours peuvent être confrontés lors de leurs interventions. Au Petit Collège Saint-Pierre, le bourgmestre de la commune de Kinshasa avait notamment déploré l’arrivée tardive des services anti-incendie, plus d’une heure après le déclenchement du feu.
La question des moyens matériels disponibles se pose également avec acuité. Selon une autorité municipale, la capitale disposerait de moins de cinq véhicules anti-incendie pour l’ensemble de ses communes. Un député provincial a, pour sa part, plaidé pour la mise à disposition d’au moins un camion opérationnel dans chaque commune. Ces chiffres doivent toutefois être confirmés officiellement par les services compétents.
Face à cette situation, les autorités municipales insistent également sur l’importance de la prévention. Le contrôle régulier des établissements recevant du public, la présence d’extincteurs fonctionnels et le respect des normes de sécurité figurent parmi les mesures susceptibles de réduire les risques et les conséquences des incendies.
La répétition de ces sinistres soulève ainsi une interrogation majeure
Kinshasa dispose-t-elle de moyens suffisants pour prévenir les incendies et intervenir rapidement lorsqu’ils surviennent ? Au-delà des enquêtes destinées à déterminer les causes de chaque feu, ces événements relancent la nécessité de renforcer les services de secours, leurs équipements et les dispositifs de prévention dans la capitale.
Jemima Mukendi
