La multiplication des incendies à Kinshasa au cours des deux dernières semaines relance le débat sur les capacités d’intervention des sapeurs-pompiers dans la capitale. Plus de deux sinistres ont été enregistrés durant cette période, faisant des moyens de secours et de la rapidité des interventions une nouvelle préoccupation.
Pour mieux comprendre le fonctionnement du dispositif de lutte contre les incendies, nous avons échangé avec le secrétaire chargé de la gestion des incendies. Celui-ci a expliqué les mécanismes d’alerte ainsi que les moyens dont disposent les équipes pour intervenir sur les lieux des sinistres.
Selon lui, les services disposent de plusieurs canaux pour être rapidement informés en cas d’incendie.
« Nous avons des téléphones fixes dans nos bureaux afin de pouvoir être alertés rapidement en cas d’incendie. Nos numéros sont également communiqués aux postes de police pour faciliter les interventions. Nous disposons aussi de camions-citernes d’une capacité de 400 à 500 millilitres pour nous aider à maîtriser les flammes. Toutefois, ces moyens peuvent permettre d’éteindre complètement un incendie ou seulement de le contenir, selon l’ampleur du sinistre. »
Sur le terrain, les interventions se déroulent souvent dans des conditions difficiles. Les sapeurs-pompiers doivent faire face à la chaleur intense, aux fumées toxiques, aux bâtiments fragilisés ainsi qu’aux difficultés d’accès à certains quartiers.
À cela s’ajoutent les caractéristiques de Kinshasa, une agglomération densément peuplée où les constructions rapprochées, les ruelles étroites et certaines installations électriques précaires peuvent compliquer l’intervention des secours.
La rapidité de l’intervention constitue ainsi un enjeu majeur. Plus le délai d’arrivée des secours est long, plus les risques de propagation des flammes et d’aggravation des dégâts augmentent.
Face à la répétition des sinistres, la question du renforcement des moyens humains et matériels des services de secours reste donc posée. Au-delà des interventions d’urgence, la prévention et le respect des normes de sécurité apparaissent également comme des éléments essentiels pour limiter les conséquences des incendies dans la capitale.
MYRIAM LIKIYO
