Commerce extérieur : Julien Paluku mise sur la production locale et les marchés internationaux

Un an après l’entrée en fonction du gouvernement Suminwa II, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, revendique des avancées dans la protection de l’industrie locale et l’ouverture de nouveaux débouchés pour les produits congolais.

La stratégie du ministère repose d’abord sur la protection du marché intérieur. Près de 17 produits fabriqués en RDC bénéficient désormais de mesures de sauvegarde destinées à limiter les importations lorsque la production nationale est disponible. Le ciment, les carreaux et faïences, les câbles électriques ou encore certains produits utilisés dans le secteur minier figurent parmi les produits concernés.

Pour Julien Paluku, l’objectif est double : protéger les entreprises congolaises et préserver les emplois, tout en réduisant la sortie des devises liée aux importations.

Autre chantier, l’application du décret réservant le petit commerce aux Congolais. Après les opérations d’identification menées dans les 24 communes de Kinshasa, le ministère fixe au 30 septembre 2026 le début de l’application stricte de cette mesure.

Des marchés conquis à l’étranger

La diplomatie commerciale constitue l’autre volet important du bilan. La RDC a notamment retrouvé son accès à l’AGOA, qui facilite l’entrée de produits congolais sur le marché américain.

Les chiffres avancés par le ministre illustrent cette évolution , les exportations congolaises vers les États-Unis seraient passées de 280 millions de dollars en 2020 à 1,2 milliard de dollars en 2026.

Kinshasa mise également sur les Émirats arabes unis, avec un accord ouvrant le marché émirati à près de 6 000 produits congolais. Un accord commercial avec le Royaume-Uni doit, lui aussi, favoriser l’accès préférentiel des produits de la RDC au marché britannique.

Le petit commerce transfrontalier facilité

Pour les petits opérateurs, le gouvernement a mis en place le Régime commercial simplifié, RECOS. Les marchandises dont la valeur ne dépasse pas 500 dollars peuvent bénéficier d’une exonération des droits de douane dans les échanges avec certains pays voisins.

Le dispositif fonctionne déjà avec le Burundi et l’Ouganda, tandis que son extension à la Zambie est en préparation.

La lutte contre la fraude reste également au centre des préoccupations, particulièrement au poste frontalier de Kasumbalesa, où le ministère veut mettre fin à certaines pratiques qui affectent les recettes publiques et les commerçants.

Cap sur 2035 avec la ZLECAf

Sur le continent, la RDC poursuit son intégration à la Zone de libre-échange continentale africaine. Le calendrier présenté prévoit une réduction de 10 % par an des droits de douane, avec pour objectif la suppression progressive des barrières tarifaires à l’horizon 2035.

Le gouvernement travaille aussi sur un mécanisme africain de paiement permettant aux opérateurs de commercer davantage en monnaies nationales.

Contrôler les produits par téléphone

La modernisation du commerce passe enfin par le numérique. L’Office congolais de contrôle a renforcé ses capacités avec de nouveaux laboratoires à Kalemie, Lubumbashi, Matadi et Kinshasa.

Prochaine étape, le déploiement d’un QR Code national. Avec un simple téléphone, le consommateur pourra vérifier si un produit a été contrôlé et certifié. Le système doit notamment contribuer à lutter contre la circulation de produits non conformes, y compris certains médicaments.

À travers ces réformes, le gouvernement veut faire du commerce extérieur davantage qu’un simple outil d’importation et d’exportation : un instrument de production, de création d’emplois et de conquête des marchés internationaux.Je peux aussi vous faire une 3ᵉ version encore plus “grand quotidien”, avec un titre très accrocheur, un chapeau court et des paragraphes beaucoup plus incisifs, comme pour une publication professionnelle.

Chris Mutombo

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