En itinérance à Mbuji-Mayi, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part ce dimanche 30 août à la cérémonie de dédicace de la Paroisse universitaire Notre-Dame de l’Espérance, à Pungwe. Une cérémonie à forte portée spirituelle, mais qui a également servi de cadre pour évoquer les principales préoccupations de la population du Kasaï-Oriental.



Après son arrivée à Mbuji-Mayi samedi 29 août, le chef de l’État a consacré sa première journée dans la capitale du Kasaï-Oriental à plusieurs activités, dont cette célébration religieuse qui a réuni de nombreuses personnalités politiques, administratives et religieuses.
La dédicace de la Paroisse universitaire Notre-Dame de l’Espérance marque une étape importante dans l’histoire de cette communauté chrétienne. Le projet, porté notamment par l’abbé Blaise Kanda, aura nécessité plusieurs années de persévérance avant son aboutissement.
Au cours de la messe, le curé de la paroisse a salué l’appui du président de la République à la réalisation de l’ouvrage. Selon l’abbé Blaise Kanda, l’intervention du chef de l’État a contribué à faire avancer les travaux, notamment à un moment où le financement de certaines parties de l’édifice constituait encore une difficulté.
Le complexe comprend notamment le Sanctuaire Notre-Dame du Balai et dispose d’une capacité annoncée de 1 300 places. Pour les responsables religieux, cet édifice constitue non seulement un lieu de culte, mais également un espace destiné à accompagner la vie pastorale et éducative de la communauté.
Les préoccupations du Kasaï-Oriental au cœur des échanges
Au-delà de la dimension religieuse, la cérémonie a également permis de mettre en lumière plusieurs préoccupations liées au développement de la province.
Mgr Kasanda a notamment présenté au chef de l’État les attentes de la population dans plusieurs secteurs stratégiques. Parmi les priorités figurent l’amélioration de l’accès à l’électricité grâce à la centrale Tubi Tubidi II, d’une capacité annoncée de 39 mégawatts, ainsi que la relance de la Minière de Bakwanga, la MIBA.
La relance de l’industrie locale, notamment à travers la mise en place d’une cimenterie, fait également partie des attentes exprimées. À cela s’ajoute l’accélération des travaux routiers, considérés comme essentiels pour améliorer la mobilité et favoriser le désenclavement de la province.
Ces différentes préoccupations s’inscrivent dans les priorités de développement du Kasaï-Oriental, une province qui fait face à d’importants défis en matière d’infrastructures, d’énergie et de relance économique.
Les grands chantiers suivis par le chef de l’État
Au cours de son séjour à Mbuji-Mayi, Félix Tshisekedi doit également s’intéresser à l’évolution de plusieurs chantiers majeurs. Il est notamment attendu sur les travaux de modernisation de l’aéroport de Bipemba, la réhabilitation de la Route nationale numéro 1 ainsi que la modernisation de la voirie urbaine.
Le suivi de ces infrastructures constitue un des principaux volets de cette itinérance présidentielle. L’objectif est de constater sur le terrain l’état d’avancement des travaux, d’identifier les éventuelles difficultés et de s’assurer du respect des engagements pris en faveur de la province.
Cap sur la Conférence sur le développement du Grand Kasaï
Les différents enjeux soulevés à Mbuji-Mayi devraient également alimenter les discussions lors de la prochaine Conférence sur le développement du Grand Kasaï, annoncée dans la capitale du Kasaï-Oriental du 5 au 7 octobre prochain.
Cette rencontre devrait permettre de réfléchir aux moyens d’accélérer le développement de cet espace, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture et du désenclavement.
À Mbuji-Mayi, la présence du couple présidentiel aura ainsi été marquée à la fois par un moment religieux important et par l’expression des attentes de la population. Entre la poursuite des grands travaux, la relance de la MIBA, l’amélioration de l’accès à l’électricité et la préparation de la Conférence sur le développement du Grand Kasaï, les prochains mois s’annoncent déterminants pour le Kasaï-Oriental.
Chris Mutombo
