Le ministère du Développement rural mise sur une approche intersectorielle pour améliorer durablement les conditions de vie des populations en milieu rural et périurbain. Cette orientation a été réaffirmée à Kinshasa, lors de l’atelier de consultation des parties prenantes consacré à la validation de la soumission au Global Agriculture and Food Security Program (GAFSP), un mécanisme destiné notamment à soutenir les pays fragiles.


Organisée dans la salle Panorama de l’Hôtel du Fleuve, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs engagés dans le développement rural, notamment des représentants du gouvernement, des organisations non gouvernementales ainsi que des représentants des communautés locales.
Au nom du ministre d’État, ministre du Développement rural, le secrétaire général, Mongopasi Sandja Pelé, a ouvert les travaux en insistant sur l’importance d’une action concertée entre les différents secteurs intervenant dans l’amélioration des conditions de vie en milieu rural.
Selon lui, les missions du ministère du Développement rural s’inscrivent dans une vision globale prenant en compte les réalités économiques et sociales des populations rurales et périurbaines. Cette approche concerne notamment l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’environnement, la santé et l’éducation.
Une réponse concertée aux défis du monde rural
L’atelier a permis aux parties prenantes d’évaluer les politiques agricoles, d’identifier les besoins prioritaires des zones rurales et de réfléchir à des projets susceptibles de renforcer les infrastructures et la sécurité alimentaire.
Pour le secrétaire général, les difficultés qui affectent le secteur rural ont des répercussions importantes sur l’ensemble du tissu économique national, particulièrement sur les populations les plus vulnérables.
Il a rappelé que les politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement, notamment à travers le Plan national stratégique de développement (PNSD), visent à faire du secteur agricole l’un des principaux moteurs de la croissance économique en République démocratique du Congo.
Cette vision, portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vise notamment à réduire les inégalités socioéconomiques entre les différentes régions du pays et à favoriser la diversification de l’économie, conformément au Programme d’action du gouvernement défendu devant le Parlement par la Première ministre, Judith Suminwa.
L’intersectorialité au cœur du développement rural
La rencontre a également mis en évidence la nécessité de renforcer la collaboration entre les différents secteurs afin de répondre efficacement aux défis auxquels sont confrontées les populations rurales.
« L’atelier de ce jour nous rappelle la place de l’intersectorialité dans l’action du ministère du Développement rural, à travers les rôles spécifiques joués par différents acteurs dans leurs domaines d’activités en milieu rural », a souligné le secrétaire général.
Dans l’exercice de ses missions, le ministère du Développement rural intervient notamment dans les domaines de l’accès à l’eau potable, de la desserte en électricité, ainsi que de l’entretien des routes rurales et des voies de desserte agricole.
Au-delà des infrastructures, l’administration du Développement rural s’intéresse également au développement des chaînes de valeur et aux mécanismes susceptibles de relancer l’économie rurale sur l’ensemble du territoire national.
L’insécurité dans l’Est, un défi majeur
Dans son intervention, le secrétaire général a également évoqué la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et ses conséquences sur les populations rurales.
« Depuis plus de trois décennies, la République démocratique du Congo traverse une situation de crise récurrente qui met nos villes et villages dans une situation de vulnérabilité persistante, caractérisée par la malnutrition, l’insécurité alimentaire, les mouvements de populations et l’insécurité », a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé l’occupation de certaines zones du territoire national et mis en cause le Rwanda ainsi que le mouvement rebelle M23, qu’il accuse de contribuer à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
À travers cet atelier, le ministère du Développement rural entend renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans le développement des territoires ruraux.
La validation de la soumission au GAFSP constitue ainsi une étape importante dans la mobilisation de ressources en faveur de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et du développement des infrastructures rurales.
Didier ILUNGA
