Kinshasa-Societe : Quand la débrouillardise des jeunes devient une force entrepreneuriale

Dans une ville de Kinshasa où trouver un emploi stable reste un véritable défi pour une grande partie de la jeunesse, une autre voie prend progressivement forme.


‎ Dans les quartiers de la capitale, de nombreux jeunes choisissent de transformer leur créativité et leur courage en opportunités. Faute d’attendre une embauche, ils décident d’entreprendre.

‎Ici, une idée peut naître dans un coin de rue, dans une chambre ou dans un petit atelier.

‎Certains fabriquent des produits locaux, d’autres développent des services numériques ou lancent des commerces de proximité.

‎ Avec peu de moyens, ces jeunes tentent de répondre aux besoins de leur communauté tout en construisant leur propre avenir.

‎« Au début, ce n’était pas facile. Il fallait croire en son idée, chercher des solutions et apprendre chaque jour pour faire grandir son activité. » a réagit un jeune entrepreneur


‎Mais passer de l’idée à une véritable entreprise reste un parcours semé d’embûches. Beaucoup manquent de financement, de connaissances en gestion ou d’accompagnement pour structurer leurs projets. C’est dans ce contexte que des structures d’appui comme Ingenious City, Kobo Hub ou Silikin Village jouent un rôle important en offrant des formations, des conseils et des espaces d’échange.



‎« L’objectif est d’aider les jeunes à mieux structurer leurs projets, à comprendre le marché et à avoir les outils nécessaires pour développer leurs entreprises. » a dit un responsable d’incubateur


‎Ces espaces deviennent de véritables tremplins pour une nouvelle génération d’entrepreneurs. Les jeunes y apprennent à présenter leurs idées, à gérer leurs ressources et surtout à croire davantage en leur potentiel.

‎« L’accompagnement change beaucoup de choses. On comprend qu’une difficulté n’est pas forcément un échec, mais une étape pour progresser. » a dit Jonathan, jeune entrepreneur.


‎Malgré les obstacles persistants, notamment le coût de l’accès à Internet, les coupures d’électricité ou encore la difficulté d’obtenir des financements, la détermination reste intacte. À Kinshasa, la débrouillardise n’est plus seulement une stratégie de survie. Elle devient un véritable moteur de création, d’innovation et de transformation économique porté par une jeunesse qui refuse de rester spectatrice de son avenir.

‎Annaïs Ngoy/ stagiaire de GH

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