L’Ouganda a officiellement déclaré, ce mardi, la fin de l’épidémie d’Ebola sur son territoire après quarante-deux jours sans nouveau cas. Cette victoire sanitaire contraste avec la situation en République démocratique du Congo, où l’épidémie continue de faire des victimes et souligne l’urgence de renforcer les efforts de riposte.



Alors que la RDC continue de lutter contre une épidémie d’Ebola qui a dépassé les 3 200 cas et 1 400 décès, l’Ouganda annonce officiellement la fin de l’épidémie sur son territoire. Un contraste qui met en lumière les défis auxquels la RDC reste confrontée.
Après quarante-deux jours sans nouveau cas, les autorités ougandaises ont déclaré la fin de la transmission du virus. L’épidémie, déclarée le 15 mai après l’importation de cas en provenance de la RDC, a enregistré 20 cas confirmés, dont 18 guérisons et deux décès.
Kampala attribue ce résultat au renforcement de son système de santé, à la recherche systématique des cas contacts, aux capacités de ses laboratoires et à l’implication des communautés. Malgré cette victoire, le pays maintient une surveillance renforcée à ses frontières et poursuit sa coopération avec Kinshasa.
Pour la RDC, cette annonce constitue un signal fort. Elle démontre qu’une riposte rapide, coordonnée et efficace peut freiner la propagation du virus. Mais tant que l’épidémie continuera de progresser sur le territoire congolais, le renforcement du dépistage, de la surveillance épidémiologique et de la prise en charge des malades demeurera une priorité. Car maîtriser Ebola en RDC, c’est aussi protéger l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Didier ILUNGA
