Clap de fin pour les conférences de performance budgétaire. L’édition 2027 s’est achevée sur une note de satisfaction, marquant une nouvelle avancée vers le passage au budget-programme. Mercredi 22 juillet, au Centre financier de Kinshasa, devant les cadres des administrations publiques et les partenaires techniques, le vice-ministre du Budget, Elysé Bokumwana, a prononcé, au nom du vice-Premier ministre, ministre du Budget Adolphe Muzito, le discours de clôture de cette avant-dernière édition de ces conférences-réformes.
Organisées du 13 au 22 juillet par la Direction générale du développement et du suivi des performances (DGDSP), sous la coordination de la secrétaire générale au Budget, Jeanne-Odette Golomingi Koni, ces assises visaient à améliorer la qualité des Projets annuels de performance (PAP) qui accompagneront le projet de loi de finances 2027.
S’inscrivant dans la mise en œuvre de la Loi relative aux finances publiques (LOFIP) de 2011 et du décret du 29 octobre 2022 portant gouvernance budgétaire, ces travaux constituent une étape décisive dans la transition de la RDC du budget des moyens vers le budget-programme, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2028.
À l’issue des travaux, Elysé Bokumwana a salué les progrès techniques accomplis. « Les travaux de cette conférence de performance nous ont permis d’examiner les stratégies sectorielles, de vérifier la conformité des Projets annuels de performance au canevas 2027, d’analyser le cadre des performances, les principaux outils de programmation budgétaire ainsi que l’évaluation des crédits budgétaires pour l’exercice 2027 », a déclaré le vice-ministre du Budget.
Il a également souligné que ces conférences traduisent la volonté du Gouvernement de moderniser durablement la gestion des finances publiques.
Le vice-ministre a par ailleurs rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision en faveur de la modernisation des finances publiques, ainsi qu’à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, dont la coordination de l’action gouvernementale accompagne cette réforme.
De son côté, le directeur général de la DGDSP, Alain Lubamba, a présenté le bilan des conférences. Il a indiqué que 51 administrations sur 52 attendues, ainsi que 10 budgets annexes et comptes d’affectation spéciale sur 12, ont effectivement participé aux travaux.
Les dix commissions mises en place ont examiné 161 programmes, 624 actions, 219 objectifs stratégiques, 703 objectifs opérationnels et 1 612 indicateurs de performance. Selon le rapport présenté, 71 % des objectifs et 67 % des indicateurs sont nouveaux, traduisant une volonté de renforcer la culture de la performance dans la gestion publique.
L’analyse qualitative montre que 35 % des indicateurs mesurent l’efficacité socio-économique des politiques publiques, 10 % évaluent la qualité des services rendus aux citoyens, tandis que 0,5 % seulement portent sur l’efficience de la gestion des ressources publiques, un aspect appelé à être renforcé.
Considérées comme le cœur du processus de préparation budgétaire, les conférences de performance permettent d’améliorer la qualité des PAP, de consolider les résultats des revues qualité et d’assurer leur cohérence avec les priorités du gouvernement avant les arbitrages définitifs du projet de loi de finances 2027.
De manière irréversible, la RDC est en passe de parachéver cette réforme des finances publiques. Le passage du budget des moyens au budget -programme est
destinée à faire évoluer la gestion des finances publiques vers une logique axée sur les résultats, la performance, la transparence et la redevabilité.
Patrick Ilunga
