Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo. Au-delà de la classe politique, plusieurs organisations de la société civile prennent position, en plaidant pour que les réformes institutionnelles s’accompagnent de réponses concrètes aux préoccupations sociales de la population.


C’est dans ce contexte que la Dynamique des associations des dépendants des militaires et policiers de la RDC (DYSEMIP) a exprimé sa position lors d’une rencontre organisée par le ministère de la Jeunesse, en collaboration avec le Conseil national de la jeunesse. La structure s’est déclarée favorable au processus de révision constitutionnelle, tout en appelant les pouvoirs publics à prendre davantage en compte les réalités auxquelles font face les familles des militaires et des policiers.
À cette occasion, la DYSEMIP a notamment sollicité la création, par le ministère de la Jeunesse, d’un centre de récupération scolaire destiné aux enfants de militaires et de policiers déscolarisés en raison des difficultés financières. Selon l’organisation, cette initiative permettrait de favoriser leur réinsertion dans le système éducatif et de mieux valoriser cette communauté.
Pour la dynamique, le soutien à une réforme de la Constitution ne peut être dissocié d’engagements concrets en faveur du bien-être des familles de ceux qui assurent la défense et la sécurité du pays. Elle estime que l’amélioration de leurs conditions de vie constitue un facteur important pour renforcer le moral des militaires et des policiers, ainsi que leur engagement au service de la souveraineté nationale.
En plaçant les préoccupations sociales au cœur du débat constitutionnel, la DYSEMIP invite les autorités à faire de cette réforme une opportunité pour répondre aux attentes des familles des forces de défense et de sécurité, dont le rôle demeure essentiel dans la stabilité et la protection de la République.
Heritier Lelo
