La Première ministre Judith Suminwa a décidé d’accélérer le recouvrement des créances du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Environ 350 millions de dollars américains restent impayés par plusieurs personnes et entreprises ayant bénéficié des financements de cet établissement public. Cette situation empêche le FPI de remplir pleinement sa mission, qui consiste à soutenir les projets industriels et à favoriser le développement économique de la République démocratique du Congo.
La Cheffe du Gouvernement a donné de nouvelles orientations pour améliorer le processus de récupération de ces fonds. Elle a demandé que les débiteurs soient classés selon leur situation afin d’identifier la meilleure stratégie à appliquer pour chaque dossier. Cette méthode permettra de traiter les cas plus efficacement et d’accélérer le remboursement des sommes dues. Une nouvelle réunion est prévue au cours de ce mois de juillet afin d’évaluer les premiers résultats des mesures mises en place.
À l’issue de cette réunion, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba, a indiqué que près de 350 millions de dollars restent entre les mains des débiteurs. Selon lui, il n’est pas acceptable que des personnes ou des entreprises ayant reçu des fonds de l’État ne respectent pas leurs engagements de remboursement. Il a souligné que cet argent doit revenir au FPI afin d’être investi dans de nouveaux projets capables de soutenir l’industrialisation du pays.
Le ministre a également expliqué que ces impayés réduisent les capacités financières du FPI. Faute de récupérer ces ressources, l’établissement ne peut pas financer de nouveaux projets industriels ni accompagner davantage d’entrepreneurs congolais. Cette situation ralentit aussi la création d’emplois et le développement des entreprises locales.
Justin Kalumba a insisté sur le fait que l’industrialisation de la RDC doit reposer en priorité sur les ressources nationales. Il a rappelé que le pays ne doit plus se contenter d’exporter ses matières premières à l’état brut, mais qu’il doit les transformer localement afin de créer plus de valeur, de développer les industries nationales et d’offrir davantage d’opportunités d’emploi à la population. Selon lui, la RDC ne peut pas compter uniquement sur les financements des partenaires extérieurs, mais doit également mobiliser ses propres ressources pour soutenir son développement.
Le gouvernement va maintenant lancer la phase de catégorisation des créances avant d’engager les procédures de recouvrement. Les autorités prévoient de rencontrer les différents débiteurs afin de trouver les solutions appropriées pour récupérer les fonds dus à l’État. L’objectif est de permettre au Fonds de promotion de l’industrie de retrouver sa capacité de financement et de contribuer plus efficacement à la transformation économique et industrielle de la République démocratique du Congo.
Chris Mutombo
