La Coalition C64 a annoncé, le report du dépôt de la plainte qu’elle envisage d’introduire contre le président de la République Félix Tshisekedi. Dans un communiqué signé par plusieurs figures de l’opposition congolaise, la plateforme explique vouloir intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels apparus au cours des derniers jours, ainsi que des pièces supplémentaires récemment recueillies.
Dans les rangs de l’opposition, la mobilisation se poursuit autour du débat sur les réformes constitutionnelles. Les responsables de cette démarche expliquent vouloir enrichir leur dossier avec de nouveaux éléments avant toute saisine des instances compétentes.
Autour d’une même déclaration, plusieurs figures de l’opposition ont réaffirmé leur position. Parmi les signataires figurent Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sessanga. Tous disent vouloir défendre le respect de la Constitution, de l’État de droit et des principes démocratiques consacrés par les textes en vigueur.
Dans leur communication, les opposants estiment que le pays fait actuellement face à des défis sécuritaires, économiques et sociaux qui nécessitent davantage d’attention. Ils considèrent que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle suscite des interrogations et mérite un large consensus national avant toute initiative.
Pour maintenir la pression politique, ces acteurs annoncent également l’organisation d’un sit-in devant le Palais du Peuple le 12 juin prochain. Une action présentée comme une occasion de réaffirmer publiquement leur position sur la question constitutionnelle.
Cette séquence politique intervient dans un contexte marqué par des divergences persistantes entre les partisans d’une réforme de la Constitution et ceux qui y sont opposés. Tandis que certains acteurs estiment qu’une adaptation du texte fondamental pourrait répondre à de nouvelles réalités institutionnelles, d’autres appellent à préserver le cadre constitutionnel actuel et privilégient un dialogue national sur les grandes questions d’intérêt public.
À mesure que le débat prend de l’ampleur, la question constitutionnelle s’impose progressivement comme l’un des principaux sujets de discussion sur la scène politique congolaise.
Didier ILUNGA
