Le match entre AS Vita Club et FC Les Aigles du Congo a sombré dans le chaos ce jeudi au stade Tata Raphaël. Alors que les deux équipes étaient à égalité (1-1), la rencontre a été interrompue après l’envahissement de la pelouse par des supporters Vclubiens, furieux contre plusieurs décisions arbitrales qu’ils jugeaient contestables. La tension est montée d’un cran après l’égalisation des Aigles du Congo signée par l’ancien joueur de V.Club, Jonathan Ikangalombo. Des scènes de vandalisme ont ensuite éclaté : poteaux de but arrachés, sièges détruits et matériels saccagés dans le stade.






Selon un bilan provisoire établit par les sources policières, les incidents auraient fait plusieurs blessés ainsi qu’un mort. Le car de reportage de Cris Production TV a également été vandalisé. Des journalistes, dont Merveil Wello, Rex Désiré et Aristote Pelly, auraient été agressés et victimes de vols.
Malgré l’intervention de la Police nationale congolaise, la situation est longtemps restée hors de contrôle avant l’arrivée des éléments de la Garde Républicaine pour tenter de rétablir l’ordre. L’opinion sportive nationale attend des dirigeants une application rigoureuse, impartiale et ferme du règlement.
En effet, l’article 44 du code disciplinaire prévoit qu’en cas de bagarre généralisée, les deux équipes peuvent perdre le match par forfait et se voir retirer trois points sur ceux déjà acquis. Au regard des scènes observées cet après-midi, plusieurs observateurs estiment que des sanctions devraient être prises contre les deux camps afin de préserver l’esprit du fair-play durant ces play-offs.
Au-delà des violences, de nombreuses critiques visent également l’arbitrage de la rencontre. Les décisions de madame Botendra, sollicitée par V.Club depuis le mardi 19 mai dernier, ont suscité incompréhension et colère chez plusieurs acteurs du football congolais.
Certains observateurs estiment que certaines décisions arbitrales ont contribué à accroître la tension sur le terrain au lieu de calmer les esprits.
Dans une affiche aussi sensible et déterminante, l’arbitrage devait jouer un rôle essentiel dans la maîtrise du match. Malheureusement, plusieurs choix contestés ont davantage alimenté la frustration des joueurs, des encadreurs et des supporters.
À qui profite finalement ce climat de polémique ? Difficile de répondre avec certitude. Une chose reste néanmoins évidente : le nouveau comité de la LINAFOOT est désormais attendu sur des décisions fortes afin de restaurer l’autorité du championnat et éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Blessed Kuzola
