La scène politique de la République démocratique du Congo traverse une nouvelle zone de turbulences marquée par des échanges de plus en plus virulents entre la majorité au pouvoir et l’opposition.
Lundi 11 Mai 2026, l’attention était focalisée sur la riposte de l’UDPS après les critiques visant le président Félix Tshisekedi à la suite de sa récente sortie médiatique.
Le secrétaire général de l’UDPS Augustin Kabuya a lors d’une conférence de presse au ton offensif, multiplié les attaques contre plusieurs figures de l’opposition, illustrant davantage la radicalisation du débat politique.
Le SG du parti présidentiel a lâché : ” Martin Fayulu n’a pas de poids politique, il est l’ombre de lui-même. Je le maîtrise bien.” “Quand Fayulu venait à l’UDPS, il faisait partie des acteurs politiques mineurs sans poids politique. Nous l’avons fabriqué,” a-t-il ajouté.
Augustin Kabuya s’en est également pris à Delly Sesanga, qu’il accuse de manquer de sincérité. “Qu’il dise clairement pour qui il roule.” “C’est un frustré,” a-t-il déclaré.
Olivier Kamitatu, de son côté, a été qualifié de « porteur de mallette » par le secrétaire général du parti présidentiel.
Une posture qui traduit pour certains, une volonté de la majorité présidentielle de défendre fermement le Chef de l’État face aux critiques qui se multiplient autour de la gouvernance, de la sécurité et le débat du changement ou de la révision constitutionnelle.
Il faut noter aussi que les autorités ont annoncé par le ministère de la justice et garde des sceaux, des poursuites judiciaires contre les auteurs de messages considérés comme menaçants envers le Président de la République sur les réseaux sociaux.
Une décision qui relance le débat sur les limites entre liberté d’expression, responsabilité numérique et protection des institutions.
À ces guegueres politiques s’ajoutent plusieurs dossiers liés à la coopération régionale, aux rivalités politiques provinciales et aux questions de gouvernance, dans un contexte où chaque déclaration semble désormais avoir un impact politique majeur.
Entre crispations politiques, défis sécuritaires et attentes sociales, la RDC évolue dans un climat de forte tension où l’équilibre institutionnel reste constamment mis à l’épreuve.
Didier ILUNGA
