Les déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, lors de sa conférence de presse de mercredi continuent de susciter de nombreuses réactions dans la capitale congolaise. Au cœur des débats : la question sensible d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution.
Dans plusieurs communes de Kinshasa, les habitants commentent largement les propos du chef de l’État tenus devant la presse nationale et internationale. Pour beaucoup, la question institutionnelle reste le principal sujet retenu de cette sortie médiatique.
Certains Kinois soutiennent l’idée d’une continuité de l’action présidentielle au-delà du mandat actuel. Ils estiment que le président doit poursuivre les réformes engagées afin de conduire le pays vers le développement.
« Moi, je crois que le chef de l’État n’a pas un mandat mais une mission pour amener ce pays au développement. Je demande aux Congolais un peu de conscience. Voyons jusqu’en 2030, puis nous pourrons penser aux élections », affirme Tamba, un habitant de Kinshasa.
D’autres voix se montrent toutefois plus prudentes. Pour ces citoyens, il ne s’agit pas de remplacer entièrement la Constitution, mais plutôt de revoir certaines dispositions jugées inadaptées au contexte actuel.
« Il serait mieux de revoir certains articles de la Constitution au lieu de changer toute la Constitution. Quant au troisième mandat, pour moi, cela ne sera pas possible », estime Junior, un autre Kinois interrogé.
Ces réactions interviennent dans un climat marqué par des discussions de plus en plus insistantes autour de l’éventualité d’un référendum constitutionnel. Lors de sa conférence de presse, le président de la République a également invité les Congolais à considérer leur pays « comme un verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ».
Alors que le débat gagne du terrain au sein de l’opinion publique, la question de la révision constitutionnelle continue de polariser la classe politique et la population congolaise.
Didier Ilunga
