Réformes du secteur de l’éducation et progrès sociaux : Adolphe Muzito présente les chiffres d’un engagement constant

Le vice – premier ministre ministre du Budget Adolphe Muzito a pris une part active à l’atelier consacré à la revue de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation. Le segment politique de Haut niveau qui a réuni, des experts nationaux et internationaux dans le secteur de l’éducation, des partenaires financiers et techniques, ainsi que quelques membres du gouvernement dans une rencontre dont le coup d’envoi a été donné par la première Judith Suminwa, à l’hôtel Hilton, se penche, durant trois jours, sur la prochaine stratégie 2026-2030. L’atelier fait une focalisation particulière sur le financement de l’éducation et la formation en vue de faire passer l’éducation en RDC d’un système en expansion à un système performant, équitable et résilient.

Une ambition louable dont la mise en œuvre dépend largement des arbitrages politiques. Pour cette première journée, les débats ont fait priorité à la réflexion sur cet arbitrage essentiel. En guise d’entrée en matière, un premier panel a été consacré à “la soutenabilité financière de la gratuité de l’enseignement primaire et extension progressive de la gratuité”. Intervenu dans la réflexion sur le rôle du ministère du budget dans les arbitrages des priorités sociales, le vice-premier ministre, ministre du budget a fait savoir qu’en matière d’arbitrage budgétaire, il y a de bonnes perspectives qui s’annoncent pour plusieurs classes sociales, considérées comme classes populaires, notamment les enseignants.

“Dans le cadre du collectif budgétaire que je présenterai au mois de mai au parlement, nous aurons 16 milliards de dollars en ressources propres. Ce qui permettra de payer 3000 enseignants supplémentaires. Cette évolution intervient dès ce mois d’avril”, a-t-il indiqué. Ces enseignants non encore payés, devront rentrer dans leur droit grâce à un engagement constant du gouvernement.

Autre annonce du vice-premier ministre du budget Adolphe Muzito, la mise à la retraite de plusieurs travailleurs du secteur de l’enseignement. “Nous commençons à programmer, en perspective du collectif budgétaire, dont je vous ai parlé tout à l’heure, les indemnités de retraite pour 43 000 enseignants, à partir de 2026, ainsi que pour l’exercice de 2027”.

Au cours de cet atelier, le vice-premier ministre, en charge du budget a rappelé que le président de la République Félix Tshisekedi a fait de l’éducation un pilier essentiel pour un Congo émergent. Dans ce cadre, une augmentation des ressources financières en faveur des enseignants est prévue. Au-delà du personnel du secteur de l’éducation, une redistribution équitable est prévue entre différentes classes en RDC pour l’ensemble des agents publics.
Le président de la République nous a instruits, de procéder, sous la coordination de la première ministre, à la réduction des écarts entre les gens d’en haut et ceux d’en bas, de manière à ce que désormais, l’on augmente toutes les classes sociales. De sorte que ceux qui touchent 200 dollars atteindront entre 500, 700 ou 1000 dollars”

Le vice-premier ministre Adolphe Muzito assure que ces réformes seront mise en œuvre dès la présentation du collectif budgétaire au mois de mai. Le numéro 1 du budget note également que sous Félix Tshisekedi, la RDC a fait un bond remarquable en matière de recettes courantes, passant de 4 milliards de dollars en 2019, à 10 milliards en 2023, pour atteindre la hauteur de 16 milliards en 2026.

Patrick Ilunga

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